L’Eglise peut mieux faire dans la prévention des abus sexuels


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L’Eglise peut mieux faire dans la prévention des abus sexuels
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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Pour le Père Hans Zollner, directeur de l’Institut de psychologie de l’Université pontificale grégorienne de Rome, si l’Eglise a pris en mains la question de la prévention des abus sexuels, elle peut encore mieux faire. Répondant aux questions de "Radio Vatican", le jésuite a tiré un premier bilan, cinq mois après le Symposium international sur les abus sexuels tenu à Rome en février dernier.

Pour pas mal de conférences épiscopales, ce symposium leur a permis d’ouvrir les yeux, constate-t-il. Jusqu’à aujourd’hui, à peine la moitié des conférences épiscopales du monde ont achevé la rédaction de directives en matière d’abus sexuels, reconnaît le jésuite. Si ce thème est débattu intensivement aux Etats-Unis et dans les pays occidentaux depuis 25 ans, en Europe du sud ou de l’est, la discussion commence à peine et en Afrique ainsi que dans de nombreux pays d’Asie, le sujet est encore presque totalement tu.

Le symposium de Rome a donc été une aide pour les conférences épiscopales à la traîne sur ce problème. En quelques mois, alors que certaines ne disposent pas d’une organisation suffisante, elles n’ont pas encore été en mesure de préparer ces directives. Pour l’Eglise, il s’agit de correspondre aux usages et aux législations de près de 200 pays. Il ne suffit pas seulement d’avoir des jurisprudences pour les Etats-Unis, l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie ou la Suisse, précise le jésuite. L’Eglise doit agir dans les contextes sociaux et juridiques des divers pays "qui ne correspondent parfois pas du tout à ce que nous nous représentons comme Européens".

L’Université pontificale grégorienne, la clinique de psychologie infantile de Ulm, en Allemagne et l’archidiocèse de Munich-Freising ont travaillé à la mise ne place d’une plateforme internet pour la prévention des abus sexuels. Selon ’Radio Vatican’, elle se trouve encore en phase de test. Il ne s’agit pas seulement de l’accompagnement des victimes. "Nous voulons travailler à une meilleure prévention des abus", explique le Père Zollner. L’objectif est de développer un programme de cours de prévention d’une trentaine d’heures à disposition des diocèses, des paroisses, des communautés ou des écoles catholiques.

apic

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