La présentation au Synode général de l’Église d’Angleterre d’une version amendée de la loi sur la nomination de femmes à l’épiscopat a provoqué la colère de ses partisans qui ont obtenu l’ajournement du vote. Alors qu'il était attendu depuis de longues années par une partie de l’Église anglicane, ce vote a été ajourné lundi 9 juillet par le Synode général de l’Église d’Angleterre par 288 votes contre 144, et 15 abstentions.
Afin de s’assurer que le minimum requis des trois quarts des membres du Synode général voterait en faveur de l’accession des femmes à l’épiscopat, la chambre des évêques, la troisième chambre du synode général, avait adopté deux amendements au projet de loi qui permettent notamment aux paroisses qui ne veulent pas d’une femme évêque d’obtenir la nomination d’un évêque auxiliaire homme. Si elle calme la colère des opposants, cette nouvelle version a attisé celle des partisans de la cause féminine.
La balle se retrouve à nouveau dans le camp de la chambre des évêques. Lors de sa prochaine réunion courant septembre, elle devra trouver un nouveau consensus pour rassembler les différents courants de l’Église anglicane. Le Synode général se réunira de nouveau entre le 19 et le 21 novembre pour adopter la loi.
D'ici là, partisans et opposants à la nomination des femmes évêques se veulent optimistes quant au déroulement des débats des prochaines semaines. De nombreux opposants à la nomination féminine veulent que leur Eglise ne se montre pas discriminatoire. Mais si certains se montrent ouverts aux traditionalistes, nombreux sont les partisans de la nomination des femmes à ne pas voir d'un bon oeil ceux qui y sont opposés. Et dans le camp des traditionalistes, s'il y a des femmes évêques, ils veulent des dispositions pour que les pratiques auxquelles ils aspirent soient protégées et que les termes trouvés maintiennent leur Eglise unie.
On le voit, les deux camps restent éloignés en dépit des efforts de la chambre des évêques à trouver un accord.
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