A l’occasion de la fête de l’Assomption, le 15 août prochain, les évêques de France « proposent aux catholiques de l'ensemble des diocèses de s'unir dans une même prière universelle », indique Mgr Bernard Podvin Porte-parole des évêques de France dans un communiqué.
A l'origine de cette initiative nationale, le président de la Conférence épiscopale de France, le cardinal André Vingt-Trois, avait envoyé un courrier à tous les évêques leur transmettant une proposition unique de prière pour la France à l’occasion de l’Assomption, le 15 août prochain.
Il renoue ainsi avec une vieille tradition, celle de prier pour la France le jour de l’Assomption. Cette tradition existe pour les catholiques depuis que Louis XIII, en 1638, a fait le vœu de consacrer son pays à la Sainte Vierge. Tombée un certain temps en désuétude, cette tradition a refait surface depuis quelques années à l'initiative de quelques groupements de chrétiens, et de paroisses.
Mgr Bernard Podvin Porte-parole des évêques de France, explique la proposition dans un communiqué qui place cette prière dans le contexte de la fête de la Vierge Marie sous le patronage de qui a été placée son pays. "L'Assomption est une grande date mariale. Une fête encore très populaire. Elle est aussi le dernier moment estival de prise de recul spirituel avant la rentrée. Pour ces raisons, les Évêques de France proposent aux catholiques de l'ensemble des diocèses de s'unir dans une même Prière universelle. Dans l'inquiétude de la crise économique sociale et internationale, devant la gravité de choix sociétaux de portée considérable, il est essentiel de conscientiser l'opinion au-delà de la sphère pratiquante habituelle. Non seulement la Mère du Christ recueillait les événements en son Cœur, mais aussi elle les méditait et concrétisait sa réponse envers eux. Puisse Notre-Dame de l'Assomption éclairer nos décisions personnelles et collectives".
Dans cette prière, l'archevêque de Paris s'adresse d’abord aux « concitoyens victimes de restrictions diverses » en ces temps de crise, mettant l'accent sur la morosité du contexte économique et social qui touche de plein fouet ses habitants. « Demandons à Dieu qu’il nous rende plus généreux encore dans la solidarité avec nos semblables », invite-t-il.
Mais le texte propose aussi de prier pour "celles ou ceux qui ont été récemment élus pour légiférer et gouverner, afin que leur sens du bien commun de la société l’emporte sur les requêtes particulières et qu’ils aient la force de suivre les indications de leur conscience". La prière proposée se tourne ensuite vers les familles afin que "leur attente légitime d’un soutien de la société ne soit pas déçue", et enfin aux enfants et aux jeunes afin "qu’ils cessent d’être les objets de désir des adultes pour bénéficier pleinement de l’amour d’un père et d’une mère" ». On le voit, il s'agit des grands sujets qui préoccupent la société actuelle, de ceux qui refont régulièrement débat, à replacer dans une perspective chrétienne compte tenu des difficultés auxquelles les familles ont à faire face dans le contexte économique et social peu enclin à l'optimisme.
BL (avec Zenit et Lcx)

