Vatileaks : Rétablir la Confiance


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Vatileaks : Rétablir la Confiance
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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Tandis que l’audition de Paolo Gabriele se poursuit, le P. Federico Lombardi a procédé à une série de démentis réagissant ainsi à certaines allégations avancées par la presse italienne. Le directeur de la salle de presse du Saint-Siège se fait l'écho des dernières journées d'audition, les 5 et 6 juin. Lors d'un point presse tenu le 6 juin, il a indiqué que l'heure était à l'apaisement et à l'établissement d'un climat de confiance.

L’ancien majordome de Benoît VI a été interrogé pour la seconde journée consécutive le 6 juin, au Vatican. Les auditions ne reprendront que lundi 11 juin, jeudi 7 juin fête du Saint-Sacrement, étant férié au Vatican. Il n’y a pas d’interrogatoire ce jour-là, pas plus que le lendemain, en raison « d’engagements pris par les magistrats ».

Depuis l’arrestation de Paolo Gabriele, il y a plus de deux semaines, et qui reste le seul mis en examen dans cette affaire, le P. Lombardi poursuit quasi quotidiennement des démentis au cours de ses rencontre avec la presse. Ainsi, il a décrit comme sans fondement l’hypothèse que le majordome puisse quitter le Vatican, et les rumeurs qui mentionnent la présence de deux cardinaux parmi les personnes visées par les enquêteurs. Le directeur de la salle de presse a également démenti l’hypothèse selon laquelle Paolo Gabriele pourrait être rapidement éloigné du Vatican en échange de son silence, voire d’un éventuel pardon du pape : « C’est une pure élucubration » a affirmé le jésuite. Il a au contraire confirmé que les avocats de Paolo Gabriele ont exprimé leur intention de demander la mise en liberté de leur client : une décision qui dépend du juge d’instruction (Bonnet).

L’interrogatoire du majordome, "seule personne mise en examen à ce jour" devrait permettre de vérifier si d’autres personnes sont impliquées, a-t-il précisé. Par ailleurs, le P. Lombardi a confirmé ce que le professeur Paolo Papanti-Pelletier, juge au tribunal du Vatican (voir dépêche 5juin) avait déjà précisé : que la commission des trois cardinaux non-électeurs (Julian Herranz, Jozef Tomko, Salvatore De Giorgi) chargée par le pape de faire la lumière sur l’affaire des fuites poursuit ses « auditions » dans la « discrétion ». Auditions qui « ne sont pas de nature procédurale », mais cette commission mise en place par le pape pourra éventuellement communiquer des résultats de son enquête aux magistrats.

Retour à un climat de confiance
Lors du point presse du 6 juin, le Père Federico Lombardi a par ailleurs affirmé que l’heure était à présent à la recherche du rétablissement d’un “climat de confiance“. Évoquant l’ambiance actuelle au Vatican, le jésuite a soutenu qu’il s’agissait maintenant de “retrouver la sérénité“. Et de citer en exemple la figure de Benoît XVI, régulièrement informé par la commission cardinalice, qui reste “une référence forte et solide pour l’Eglise“.

Pas de division entre la Secrétairerie d'Etat et l'IOR
Enfin, des perquisitions qui ont eu lieu, le mardi 5 juin, au domicile de M. Ettore Gotti Tedeschi, sont sans rapport, a déclaré le P. Lombardi, avec sa gestion de l’Institut pour les œuvres de religion (IOR). Il s’agit d’une « enquête italienne » sur des soupçons de corruption dans l’entreprise « Finmeccanica ».
Le Père Lombardi a en outre nié l’existence, avancée par les médias italiens, de divisions entre le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, et le cardinal Attilio Nicora, président de l’Autorité financière d’information au Vatican et membre, tout comme le "numéro deux" du Saint-Siège, de la commission de surveillance de l’Institut pour les œuvres de religion.

B.L. ( avec Lcx/zenit/apic/imedia)

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