Près de 120.000 personnes ont participé ce lundi 28 mai 2012 au 124ème pèlerinage marial de Popenguine, au sud de Dakar. Ce pèlerinage se tient chaque année le lundi de Pentecôte, réunissant des chrétiens du Sénégal et des pays voisins dont la Gambie et la Guinée-Bissau.
Aux côtés des chrétiens, des représentants de familles musulmanes, et du gouvernement, ont participé à la messe du pèlerinage dont le thème était: "Que tous soient un". Une invitation du Christ à ce que l’Eglise catholique soit une, à tous les hommes aussi d’être unis, au-delà de leurs diversités et de leurs différences. Au cours de la messe du dimanche 28 mai, Mgr Ernest Sambou, évêque de Saint-Louis, au nord du Sénégal, a plaidé en faveur d’une unité qu’il estime "indispensable" à la survie des communautés africaines, au développement économique et à la consolidation des jeunes démocraties sur le continent.
Modèle de tolérance religieuse
Popenguine est une localité à majorité musulmane. Chrétiens et musulmans y cohabitent depuis la création du village il y a 350 ans. La petite ville est mondialement connue pour le modèle de tolérance religieuse qu’elle offre. La basilique mineure est voisine de la grande mosquée. La grotte est l’attraction principale des fidèles. Elle accueille chaque année des milliers de visiteurs. Surnommée la capitale catholique du Sénégal, elle est également renommée pour sa vierge noire couronnée par le pape Jean Paul II en 1992.
Sortir de la crise
Dans son homélie, l’abbé Dione, curé de la Cathédrale Saint Théophile de Kaolack, est revenu sur les différentes crises qui secouent le Sénégal, l’Afrique et le monde, notamment la peur vécue par les Sénégalais avant l’élection présidentielle de février. Il s’est félicité de l’issue heureuse, avec un nouveau régime. ‘’La peur nous l’avons connue, mais, elle demeure au Mali, en Guinée-Bissau, etc. Pensons à la persécution de l’Eglise à Gao, au Nigeria, au Proche-Orient, mais partout, on trouve des personnes de bonne volonté’’, a-t-il dit. Il y a une autre peur, ‘’celle de la crise économique’’, qui secoue les pays riches et qui ne saurait épargner le Tiers-monde, faisait-il encore remarquer.
MVL, d’après Apic


