En reprenant le texte de l'intervention prononcée par notre compatriote Marguerite Peeters lors d'un colloque organisé à Genève par la Mission de l'Observateur permanent près du Saint-Siège, L'Osservatore Romano affirme l'universalité des droits de l'homme contre le gender, qui constituait le thème central de cette rencontre.
Marguerite Peeters enseigne à l'Université pontificale Urbanienne, elle est en outre directrice du l’Institute for Intercultural Dialogue Dynamics dont l’objet est l’étude des concepts-clefs, valeurs et mécanismes opérationnels de la mondialisation.
Marguerite Peeters dénonce « comment l’idéologie du gender s’est sournoisement insinuée dans les déclarations internationales, en violation notamment de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 ». Pour elle, « l’objectif du genre divorce la personne humaine d’elle-même, de son corps et de sa structure anthropologique ».
Elle discerne un « danger » « dans un processus que nous pourrions qualifier de mondialisme s’imposant par en haut qui, sous couvert de participation de la base, de droits égaux et de non-discrimination, utilise les canaux de la gouvernance mondiale pour essayer d’agencer un assentiment mondial à des intérêts particuliers ». Pour Marguerite Peeters, il s’agit d’« un combat culturel, politique et juridique ayant cours dans ces forums concernant l’identité sexuelle, l’orientation sexuelle, le contenu des droits et le sens de l’universalité ».
Au bout du compte, les acteurs de ce combat, selon Marguerite Peeters, « se nourrissant à la fois du féminisme radical et du mouvement homosexuel, qui tous deux ont lutté pour atteindre à l’égalité exclusivement en termes de pouvoir social, ont distingué le genre du sexe, restreignant le sexe aux caractéristiques biologiques et physiologiques qui définissent les hommes et les femmes, et utilisant le genre en référence à ce qu’ils considéraient être les rôles socialement construits qu’une société donnée considérerait appropriés pour les hommes et les femmes ».
En conclusion, l’auteur s’inquiète : « Ils ont traité la maternité, la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme, la complémentarité homme-femme, l’identité sponsale de la personne humaine, la féminité et la masculinité, l’hétérosexualité comme autant de constructions sociales ou de stéréotypes qui seraient contraires à l’égalité, discriminatoires, et donc à être culturellement déconstruits. Au bout du processus révolutionnaire, le corps masculin et féminin lui-même était considéré comme socialement construit. »
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