Ce dimanche 4 mars, la capitale de la République du Congo, Brazzaville, a été secouée par l'explosion d'un dépôt de munitions à la direction centrale des armes et minutions de l’armée. On compte de nombreuses victimes et plusieurs édifices ont été complètement détruits.
Trois fortes explosions ont eu lieu entre 8 h et 10h45 locales, suivies par des détonations de plus faible intensité. Ces explosions ont détruit différents édifices et provoqué un grand nombre de victimes. Selon diverses sources, on dénombrait plus de 200 morts et de 2.000 blessés, mais il s’agissait d’un bilan provisoire.
A la suite de ce drame, le gouvernement congolais a tenu une réunion d’urgence pour analyser la situation et diligenter une enquête. Selon les premières constations, et sous éserve des conclusions de l’enquête, un court circuit serait à l’origine du drame. Il aurait provoqué un incendie, lequel se serait propagé au dépôt central des armes et minutions.
Parmi les édifices détruits figure l’église catholique Saint-Louis-des-Français, qui a été entièrement détruite par le souffle de l’explosion à l’instar d’un grand nombre de bâtiments du quartier. L’information a été confirmée par l’archevêque de Brazzaville, Mgr Anatole Milandou. D’autres édifices de culte ont subi des dommages moins importants comme la basilique Sainte Anne.
Selon des sources locales interrogées par l’agence missionnaire romaine Fides, lors de la deuxième explosion, la messe était finie mais il y avait encore des personnes dans les environs de l’édifice. « Nous ne connaissons pas encore les détails mais il y a sûrement des morts et des blessés parmi les fidèles », a déclaré un témoin.
L’Eglise catholique locale a organisé des centres d’accueil pour les sans-abri et pour les enfants orphelins ou simplement perdus à cause de la panique générale.
(apic/imedia/fides/jjd)

