Serbie: L’ouverture du pays, une chance pour les catholiques


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Serbie: L’ouverture du pays, une chance pour les catholiques
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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"En Serbie, l’Église catholique a vécu plus d’une catharsis". C'est ce qu'a déclaré le père Mirko Štefković, secrétaire de l'évêque de Subotica, pour décrire la situation des catholiques dans ce pays d’Europe du sud-est.

L’ouverture de la Serbie au terme de longues années de cloisonnement suite à la désagrégation de la Yougoslavie est considérée comme une chance par les catholiques, souligne le prêtre de 35 ans lors d’un entretien accordé à l’AED, l’Aide à l’Église en Détresse. Selon lui, environ 410 000 catholiques vivent en Serbie. Ils font surtout partie des minorités hongroise et croate, mais aussi slovaque, ainsi que de la minuscule minorité germanophone. La Serbie, qui souhaite intégrer l’Union européenne, compte 7,5 millions d’habitants, dont la plupart sont chrétiens orthodoxes.

L’Église catholique de Serbie est divisée en quatre diocèses catholiques romains et un diocèse grec catholique. L’évêché avec le plus de paroissiens est celui de Subotica, au nord du pays. La région se caractérise par sa diversité ethnique. Actuellement, 109 personnes assurent la pastorale dans le diocèse de Subotica. Quelque 290 000 croyants vivent dans 116 paroisses. "Nos activités pastorales sont surtout axées sur la jeunesse et la famille. Les catéchèses régulières sont très bien fréquentées", affirme le père Mirko Štefković. Il existerait de bons contacts personnels avec l’Église orthodoxe, mais peu de coopération à l’échelon institutionnel.

Le père Mirko Štefković désigne de "vitrine" les relations entre l’Église catholique et l’État serbe – excellentes à première vue, mais si l’on y regarde de plus près, souvent insatisfaisantes et floues. Ainsi, le statut des collectivités religieuses, par exemple les paroisses, serait vague. Elles ne pourraient même pas ouvrir un compte en banque. La reconnaissance de diplômes académiques obtenus dans les universités religieuses à l’étranger serait également incertaine. En outre, la restitution de biens de l’Église expropriés à l’époque de la dictature communiste, n’avancerait que très lentement. Jusqu’à présent, l’Église resterait donc dépendante de l’aide et du soutien financier de l’extérieur. Beaucoup d'espoir donc, mais encore beaucoup de travail …

L'AED, dont le financement repose uniquement sur des dons privés, soutient les hommes qui s’engagent pour les autres, au service de l’Église. Chaque année, l’organisation finance au moins 5 000 projets à vocation principalement pastorale. L’un des désirs les plus profonds de l'AED est de s’engager en faveur de la liberté religieuse. Depuis sa fondation en 1947, elle est perçue comme la voix des chrétiens opprimés et persécutés. L’œuvre de bienfaisance publie tous les deux ans un "rapport sur la liberté religieuse dans le monde", ainsi que l’ouvrage "Persécutés et oubliés ? Un rapport sur les chrétiens opprimés pour leur foi".

Infos: www.acn-intl.org

CP

Catégorie : International

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