L’Europe « dispose des moyens et du potentiel pour surmonter cette situation » de crise économique et financière, estime le nouveau président de la Commission des Conférences Episcopales de la Communauté Européenne (COMECE), le cardinal Marx.
Le cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et Freising et vice-Président de la COMECE depuis 2009, a succédé depuis ce 22 mars à Mgr Adrianus van Luyn, évêque émérite de Rotterdam. Au cours de l’Assemblée plénière de printemps de la COMECE, le nouveau président a estimé qu’« une crise globale exige une réponse commune. Il nous faut donc retrouver le sens d’une action collective et responsable ». Mgr van Luyn a, quant à lui, encouragé à travailler sur 2 points : une refonte de l’économie sur l’économie sociale de marché ; une réflexion sur le « vieillissement actif » et « la valeur du travail ».
La vieillesse n’est pas un « fardeau » mais un « bénéfice »
En conclusion de cette Assemblée, les évêques réaffirment que le vieillissement ne doit pas être considéré comme un « fardeau » mais comme un « bénéfice pour la société » : en effet, « le dialogue et la solidarité entre anciennes et jeunes générations est en réalité le fondement du développement humain de nos sociétés : ils sont porteurs d’espérance et d’épanouissement pour chacun ». La force des personnes âgées : une expérience professionnelle et de vie indéniables, mais aussi une volonté de s’engager dans des activités de bénévolat et d’action civique, notamment au sein de l’Eglise.
La COMECE souligne également le « rôle clé » des familles dans la prise en charge des personnes âgées. Elle invite les Etats à soutenir cette prise en charge, avec trois propositions : « un congé payé pour les salariés qui prennent soin d’un membre âgé de leur famille », un « soutien financier » et la « prise en compte du temps passé à domicile dans le calcul de la retraite ».
Soutenir la parentalité
Si les évêques se sont arrêtés sur la fin de vie, ils n’en ont pas oublié pour autant son début, constatant que « toutes les études montrent que les européens souhaitent avoir plus d’enfants qu’ils n’en ont en réalité ». La COMECE demande donc le « développement » des politiques publiques, pour « permettre à ce souhait d’enfant de se concrétiser » et conseille notamment « des politiques fiscales favorables à la famille », et le « développement des structures de garde pour enfants » en vue de « l’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale ».
ZENIT/MVL
Illustration : cardinal Reinhard Marx © COMECE

