"Le Honduras saigne, blessé à mort par la violence, la pauvreté croissante, le manque de respect pour la vie et la corruption dans les rangs des forces de l’ordre", a déclaré le cardinal Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa et président de Caritas Internationalis, devant le président de la république et les plus hautes autorités du pays.
La violence au Honduras est également le produit la sous-culture des trafiquants de drogue, de la migration et de la confusion religieuse, face à l’offensive des sectes a déclaré le cardinal. Le Honduras, avec 8,2 millions d’habitants, fait face actuellement à une vague de violences qui, selon les organisations des droits humains et la presse locale, provoque en moyenne 20 morts par jour. Selon l’Observatoire de la violence de l’Université nationale autonome du Honduras, le pays a enregistré en 2011 81,5 homicides pour 100’000 habitants soit près de 10 fois plus que la moyenne mondiale qui s’établit à 8,8 selon les Nations unies. Le gouvernement met actuellement en œuvre une opération de "nettoyage" au sein de la police nationale, des Parquets et même de la magistrature.
Le cardinal Maradiaga a également souligné que seules la foi et l’espérance peuvent ramener la paix, la tranquillité, la sécurité et la confiance. L’élimination des éléments troubles au sein de la police nationale, impliqués dans divers crimes et délits, est "un impératif urgent" et "un travail difficile", a souligné le prélat. "Nous ne pouvons nous laisser vaincre par le mal. Nous devons vaincre le mal par le bien. Nous ne pouvons pas vivre dans la peur, séquestrés dans nos propres maisons, persécutés par une psychose collective faite de peurs, d’insomnie, de cauchemars et de deuils". L’archevêque a également rappelé qu’il faut enseigner aux enfants qu’il existe un commandement de Dieu qui dit : "tu ne tueras point".
Apic/Fides/SB

