La "qualité" des prêtres de demain dépendra beaucoup de la "qualité" des formateurs d’aujourd’hui. C'est ce qui ressort de la semaine d’étude, organisée à Rome, pour les formateurs de séminaires du monde entier.
Les organisateurs estiment que les discussions ont permis des échanges concrets et fructueux sur des sujets qui, face aux défis du monde contemporain, constituent de vrais enjeux: le discernement des vocations et le choix des candidats. Une meilleure réflexion sur la situation des candidats serait importante et devrait tenir compte de "la mobilité culturelle, des attentes sociales ou économiques, des conditionnements familiaux et des conflits qui peuvent provenir d’une pastorale idéologisée".
L’importance est aussi de "discerner de manière appropriée chez le candidat tous ces facteurs internes qui seraient révélateurs d’une personnalité rigide, d’un état de santé physique ou psychique défaillant, d’un leurre intellectuel ou amoureux, de conversions drastiques, d’égocentrisme, d’une formation religieuse fragmentée, d’un manque de maîtrise de soi. Ainsi, dans le processus de discernement, il est impératif de tenir compte "des familles et des communautés chrétiennes du candidat en entretenant avec elles un dialogue régulier; de respecter l’étape propédeutique qui prépare au séminaire, et de prévoir, par prudence, une pause de formation qui aide à surmonter les difficultés et faire mûrir ces critères."
Qualités d'un bon recteur, d'un bon formateur, d'un bon séminaire
Le recteur doit être "un homme de Dieu, complet et bien préparé, doté d’un dévouement total, et d’un amour indiscutable au Christ et à l’Eglise, transparent, plus père que pédagogue, patient et bienveillant, juste d’esprit."
Les formateurs doivent être des personnes "intègres, crédibles pour les jeunes, et capables de les attirer "plus par le témoignage d’une vie joyeuse et authentique que par la discipline ou les enseignements théoriques. Ils doivent être en mesure de travailler avec passion et vérité dans les divers aspects de la pastorale, en contact avec les réels besoins des fidèles, et de transformer ainsi le séminaire en un lieu de rencontre ouvert à tous les charismes de l’Eglise."
Quant au séminaire, il doit pouvoir "favoriser l’exercice des vertus humaines qui sont propres au ministère sacerdotal, en suscitant surtout un détachement des biens temporels, et la capacité d’en prendre soin, de les valoriser et les mettre au service des autres."
Zenit/SB
