En Iran, élections = arrestations


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En Iran, élections = arrestations
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

En Iran, les élections législatives du 2 mars arrivent à grands pas. Les autorités iraniennes, bien avisées, se préparent... en remplissant les prisons de journalistes, blogueurs et autres professionnels des médias.

Le 8 janvier, en effet, le ministre du Renseignement iranien, annonçait qu'ils avaient appréhendé plusieurs "perturbateurs d'élections" à Téhéran. Ces derniers seraient accusés "d'essayer de mener à bien des complots américains contre le neuvième processus électoral parlementaire par le biais de réseaux virtuels et sociaux". D'après Amnesty International, la liste des personnes arrêtées est longue. Pour brouiller le débat public et prévenir toute critique potentielle du bilan des autorités iraniennes, tous les agissements, mêmes les plus vils, sont bons !

En novembre 2011, le Comité des droits de l'homme des Nations unies avait communiqué sa préoccupation quant aux restrictions des libertés fondamentales en Iran. Il déplorait notamment la fermeture de plusieurs journaux et de l'Association des journalistes iraniens, l'arrestation de journalistes, de rédacteurs en chef, de réalisateurs et de professionnels des médias, la surveillance de l'utilisation et des contenus d'Internet, le blocage des sites web qui présentent des nouvelles et des analyses politiques, le ralentissement de la vitesse de transmission sur Internet et le brouillage des émissions diffusées par satellite depuis l'étranger, constatés en particulier depuis les élections présidentielles de 2009.

A croire que les autorités iraniennes aient des choses à cacher...

A.L

 

 


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