Ce lundi 9 janvier 2012, il y a 150 ans mourait Pauline Jaricot, une Lyonnaise qui consacra sa vie à la mission, au service des pauvres et à la prière. Pauline est la fondatrice de la Propagation de la Foi, l'une des quatre Œuvres Pontificales Missionnaires, aujourd'hui présentes dans 140 pays, et du Rosaire vivant. 150 ans après sa mort, l’œuvre de Pauline Jaricot perdure et s'est considérablement développée. Le 9 janvier marque l'ouverture d'une année jubilaire Pauline Jaricot. Un colloque international à Lyon s'est intéressé à cette jeune fille du XIXe siècle qui parvint à redynamiser la mission catholique.
Des intervenants, universitaires, chercheurs, ont esquissé le portrait d'une femme laïque, qui par son style de vie et son action préfigure le mouvement du catholicisme social, et a permis l'expansion de la Mission. La présence du cardinal Barbarin, archevêque de Lyon et de Mgr Fioni, préfet de la Congrégation pour l'Évangélisation des peuples ont souligné l'importance de cette ouverture jubilaire, qui sera suivie de nombreuses célébrations en France et dans le monde.
Pauline Jaricot est née à Lyon, le 22 juillet 1799, dans une famille de riches industriels. Dès son enfance, elle reçut une bonne éducation chrétienne. A la suite d'une grave maladie et de la mort de sa mère, Pauline décida de servir Dieu uniquement, prête à se consacrer à tout ce qui concernait la cause de la foi. A la fin de 1816, elle fit, en privé, le vœu de chasteté et adopta le mode de vie et la manière de s'habiller des pauvres ouvrières. Grâce à son frère, Philéas, étudiant au séminaire de St Sulpice à Paris, où il se préparait à partir comme missionnaire en Chine, Pauline était informée sur la situation critique des missions.
La mission universelle
Aussi organise-t-elle avec quelques compagnes « la collecte du sou de la mission » auprès des ouvrières, suivant une méthode qui se pratiquait Outre-manche par les sociétés missionnaires protestantes. Cette collecte s’organise sous le nom d’Association de la Propagation de la Foi. Dès 1821, l’Œuvre compte environ 2000 membres. Les premières sommes collectées sont remises à la Société des Missions Étrangères de Paris (MEP). Puis, l’aide est apportée aux missionnaires en Chine.
Devenue pontificale en 1922, l’Œuvre continue de soutenir la mission catholique partout dans le monde, en ayant le souci que toutes les Églises locales cotisent selon leurs possibilités et que toutes les Églises locales reçoivent selon leurs besoins pour la mission. Les 130 directions des Œuvres Missionnaires Pontificales qui existent à travers le monde s’inspirent aujourd’hui de l’oeuvre et du charisme de Pauline. La mission n’est plus à sens unique, du Nord vers le Sud. Elle implique un partenariat et une réciprocité dans l’esprit d’une Eglise Famille de Dieu.
Le Rosaire vivant
Pauline Jaricot eut l’idée en 1826 d’organiser des groupes de 15 personnes correspondant au nombre de dizaines de "Je vous salue Marie" à réciter dans la prière du Rosaire. On recensera en France plus de 2 250 000 associés à l’oeuvre du Rosaire Vivant à la mort de Pauline Jaricot, sans compter les adhérents des pays étrangers. Cette œuvre, est toujours active et présente dans la plupart des pays.
Pauline vénérable
Pauline meurt dans l’indigence et l’abandon le 9 janvier 1862. Le 18 juin 1930, Pie XI signe le décret officiel d’introduction de la cause de Pauline Jaricot en béatification. L’exhumation du corps a lieu le 13 février 1935 et les restes sont déposés dans l’église de Saint-Nizier (où se trouve le portrait de Pauline, illustration), à Lyon. Le 25 février 1963, Jean XXIII proclama Pauline «vénérable». La béatification et la canonisation sont attendues.
Opm/BL
A voir ce vendredi 13 janvier à 20h40 sur KTO et https://www.cathobel.be: "Hors-les-Murs" : Pauline Jaricot et le renouveau missionnaire…

