Les nouvelles familles posent question aux évêques français


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Les nouvelles familles posent question aux évêques français
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

L'opération "Familles 2011" vient de s'achever. Face aux familles actuelles, dans toute leur pluralité, les évêques de France prônent un discours plus spirituel et estiment que l'Église n'est pas sans ressources pour les accueillir et les accompagner.

Lancée il y a un an à Lourdes, l'opération "Familles 2011" s'est achevée le 30 octobre dernier, au même endroit, avec le rassemblement des familles et l'assemblée plénière du Conseil épiscopal. Ce fut donc l'occasion pour les évêques de France, initiateurs du projet, de faire un bilan sur cette opération qui fut marquée par quatre colloques (Bordeaux, Lille, Strasbourg, Paris) et un riche dialogue entre l'épiscopat et des mouvements ou associations d’horizon très divers.
Monoparentale, recomposée, homoparentale: telles sont les nouvelles configurations de la vie familiale ("mais peut-on vraiment parler de familles dans ces cas-là?" s’est interrogé Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon) de nos jours, bien éloignée donc de la conception traditionnelle que les catholiques peuvent en avoir. En face de cette réalité plurielle et en pleine transformation, un autre constat a été mis en évidence par Monique Baujard, directrice du service national Famille et Société: la parole de l’Église n’est pas attendue par les familles dans leurs situations concrètes. Et de citer les résultats de sondages* récents: 77 % des Français souhaitent construire leur vie sur une famille stable mais ils ne sont plus que 6 % (et 13 % des catholiques réguliers!) à penser que l'Eglise peut leur apporter une aide dans leur vie familiale et conjugale.
"Cela est une invitation pour l’Église à se situer dans le registre qui est le sien. Non pas celui de la morale, mais de la vie spirituelle", a alors indiqué Mgr Descubes (archevêque de Rouen)

Nouvelles questions pastorales

Pour autant, cela n'apporte pas de réponses concrètes aux nouvelles questions pastorales issues de la transformation des familles. Mgr Aumonier (évêque de Versailles) s'est ainsi interrogé au sujet des demandes de baptême ou d’inscription au catéchisme formulée par un papa qui vient avec son compagnon…
Les évêques restent cependant convaincus que l’Église peut être fidèle à son enseignement traditionnel, tout en accueillant et accompagnant les personnes qui le demandent, quel que soit leur mode de vie. "La famille issue de l’union d’un homme et d’une femme reste un repère fondamental pour la société dans son ensemble, et l’affirmer ne signifie pas l’exclusion d’autres formes de vie", a rappelé Mgr Descubes.

P.G. / La Croix

*La Croix (28 septembre) et Le Pèlerin (6 octobre)

Catégorie : L'actu

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