Le cardinal Stanislaw Rylko, président du Conseil pontifical des laïcs, a présenté une réflexion sur la "centralité de Dieu" sur fond de crise de la foi en Europe. A cette occasion, il a lancé un "appel pressant à la nouvelle évangélisation". Le président du Conseil pontifical des laïcs s'est exprimé en ouverture de l'Assemblée plénière de son dicastère, le 24 novembre 2011 à Rome.
Le cardinal Rylko a dénoncé la "crise de Dieu" répandue dans la culture postmoderne, qui génère une véritable "crise de l'homme". Rappelant que "la centralité de Dieu" était au cœur du magistère de Benoît XVI, le haut prélat a souligné combien Dieu et la foi étaient devenus des thèmes brûlants à notre époque. "Le choix de Dieu par l'homme n'a rien à voir avec l'abandon de la réalité et de ses grands et urgents problèmes économiques, sociaux et politiques", a expliqué le cardinal, avant d'assurer que c'était pour répondre à la "dramatique érosion de la foi" que Benoît XVI avait pris l'initiative de lancer une Année de la foi dès octobre 2012.
"Aujourd'hui plus que jamais, il faut une réconciliation entre foi et raison", a rappelé le cardinal Rylko, qui a toutefois dénoncé la raison qui met Dieu à l'épreuve, comme s'il s'agissait d'une expérience. Le haut prélat a assuré que Benoît XVI voyait la solution à cette "crise de Dieu" dans une nouvelle évangélisation qui ne réduise pas le message du Christ à des valeurs qui seraient les "grands mots d'ordre du moralisme politique". Pour le pape, il existe un besoin urgent de véritables hommes de Dieu qui le rendent crédible dans le monde d'aujourd'hui.
La 25e édition de l'Assemblée plénière du Conseil pontifical des laïcs se tient du 24 au 26 novembre 2011, à Rome. Elle est consacrée à "la question de Dieu aujourd'hui". Les membres du dicastère en charge des laïcs sont reçus en audience par Benoît XVI, le 25 novembre.
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