La 3e rencontre interreligieuse de prière et de dialogue pour la paix rassemblera quelque 300 délégués des différentes religions et quatre non-croyants, le 27 octobre, à Assise. 25 ans après la rencontre voulue par Jean-Paul II, c'est le temps des bilans.
"Après 25 ans de collaboration entre les religions et de témoignage commun, il faut faire face à de nouveaux défis", a déclaré le président du Conseil pontifical "Justice et Paix", le cardinal Peter Turkson. Parmi ces défis, le cardinal a cité la crise financière et économique, la crise des institutions démocratiques et sociales, la crise alimentaire et environnementale, les migrations, les formes "les plus sournoises" du néocolonialisme, la pauvreté et la faim, le terrorisme international, les inégalités croissantes ainsi que les discriminations religieuses.
Plus de 300 délégués des différentes religions, venus de plus de 50 pays, participeront à cette rencontre d’Assise qui comptera de très nombreux leaders religieux non-chrétiens, parmi lesquels près de 70 bouddhistes, dont un Chinois, des hindous, des sikhs ou encore des représentants du jainisme, du zoroastrisme, du taoïsme, du confucianisme, etc.
Quelque 50 responsables musulmans, dont certains venus du Maroc, d’Iran, d’Arabie saoudite, d’Azerbaïdjan et d’Egypte sont annoncés. Le nombre des représentants de l’islam a été multiplié par cinq depuis la rencontre de 1986, passant de 11 à 50. Il y aura également une délégation juive.
La rencontre comptera une trentaine de délégations chrétiennes. Le patriarche de Constantinople Bartholomé Ier sera là, au même titre que le chef de la Communion anglicane, Rowan Williams, ou le secrétaire général du Conseil œcuménique des Eglises, le pasteur Olav Fykse Tveit. Le patriarcat orthodoxe de Moscou y enverra le métropolite Alexandre.
Chose inédite, quatre non-croyants ont été invités. Il s’agit du philosophe mexicain Guillermo Hurtado, du philosophe italien Remo Bodei, du penseur Walter Baier, membre du Parti communiste autrichien, et de la philosophe et écrivain française d’origine bulgare Julia Kristeva. Cette dernière prendra la parole avant Benoît XVI, le 27 octobre, après l’intervention de huit leaders religieux.
Autre nouveauté de l’édition 2011, l’absence de prière commune. L’accent a été mis sur le "pèlerinage", sur la démarche commune de cheminement pour la paix, plutôt que sur la prière commune. "La véritable prière aura lieu la veille, le mercredi 26 octobre, entre catholiques", a précisé le cardinal Turkson.
APIC/SB
