Assise : ensemble sans syncrétisme


Partager
Assise : ensemble sans syncrétisme
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
3 min

Le pèlerinage des religions pour la paix et la justice ne se situe pas “en opposition” avec les rencontres précédentes de 1986 et 2002. Le mouvement oecuménique, dont l’objectif est d’arriver à l’unité visible des chrétiens, est un chemin “irréversible”. Et le pèlerinage d’Assise est aussi une rencontre entre les autres religions, sans “syncrétisme”.

Le directeur de L’Osservatore Romano, Giovanni Maria Vian, revient sur ce thème dans un entretien accordé à l'agence Zenit, et dans lequel il souligne notamment qu’ « il n’y a pas d’opposition entre 1986 et 2011 »: il s’agit plutôt « d’interprétations » différentes.”.
A propos du choix de respecter, lors de la rencontre d’Assise, l’identité spécifique de chacun, de façon à éviter tout risque de syncrétisme, le directeur de L’Osservatore Romano n’a aucun doute : « C’est vraiment l’intention du pape ». Considérer Assise comme une rencontre “syncrétiste” est donc inexact. Pour lui, il semble vraiment impossible de voir du “syncrétisme” dans les intentions de Jean Paul II lorsqu’il a convoqué la rencontre d’Assise, en 1986 ».
Giovanni Maria Vian remarque qu’Assise constitue une occasion de « se confronter aux autres religions » - sans ce syncrétisme “qui mélange tout indistinctement » -, et que ce n’est donc « pas seulement un rendez-vous œcuménique ». Mais, ajoute-t-il, l’œcuménisme est un « chemin irréversible » comme l’ont dit Paul VI, Jean Paul II et Benoît XVI ». C’est “sur la vague d’un mouvement né à la fin du XIXe siècle, que les confessions chrétiennes ont entrepris un chemin vers l’unité” et sans “retour en arrière”! Il estime que cette unité pourrait se manifester “dans un délai relativement proche entre l’Eglise catholique, les vieilles Eglises orientales, les Eglises orthodoxes, dans la perspective d’une marche commune qui implique aussi les anglicans et les protestants ».


Ainsi, on apprenait par un communiqué quelques jours avant la Rencontre, que les évêques orthodoxes de France saluaient la volonté de Benoît XVI de mettre sur pied une rencontre interreligieuse, rappelant "toute l’importance cruciale de toute forme de dialogue, et du dialogue interreligieux en particulier, comme facteur de connaissance et de reconnaissance réciproques, un facteur de paix, de progrès et de respect mutuel".

Par ailleurs, Giovanni Maria Vian fait observer que « l’initiative de Benoît XVI de convoquer une Année de la foi manifeste ce qui lui tient à cœur : les chrétiens aujourd’hui s’affairent pour beaucoup de choses mais ils risquent de perdre de vue l’essentiel ».

Pour le directeur de L’Osservatore Romano, c’est capital: “La flamme de la foi risque de s’éteindre même dans des pays où la tradition chrétienne a des origines profondes”. Une foi qui n’est “ni une idéologie ni même une morale”, comme Benoît XVI l’a écrit dans son encyclique “Deus caritas est” et comme il le redit maintenant dans son motu proprio sur cette nouvelle Année de la foi », conclut Giovanni Maria Vian.

Zenit/apic/bl


Dans la même catégorie