Pour la première audience générale présidée place Saint-Pierre depuis son retour de Castel Gandolfo, le pape Benoît XVI a ouvert un nouveau chapitre de son « Ecole de prière », ce mercredi place Saint-Pierre : un chapitre consacré à la prière des psaumes.
Méditant sur le Psaume 3, « psaume de lamentation et de supplication, pénétré d’une profonde confiance », le pape a évoqué « l’extrême difficulté dans laquelle se trouve le priant ». De là naît la prière, fondée sur « la certitude de la présence de Dieu », a-t-il expliqué.
« Crier, a poursuivi Benoît XVI, veut dire poser un geste de foi dans la proximité de Dieu et sa disponibilité à l’écoute. » Ainsi, « celui qui prie, même au cœur du danger et de la bataille, peut s’endormir tranquille, dans une attitude d’abandon confiant. ».
« Nous sommes tentés de penser que peut-être Dieu ne nous sauve pas » D’où cet appel du pape : « Dans la souffrance, le danger, l’incompréhension et l’offense, le psaume ouvre nos cœurs à la certitude réconfortante de la foi. Dieu est toujours proche, il écoute, répond et sauve. Qu’il vienne en aide à notre faiblesse et nous rende capables de croire et de prier, en nous abandonnant à lui avec confiance. »
Improvisant, Benoît XVI a ensuite affirmé que lorsque nous sommes confrontés à « de nombreux problèmes, nous sommes tentés de penser que peut-être Dieu aussi ne nous sauve pas, ne nous connaît pas ». Selon lui, cette « tentation contre la foi est l’agression ultime de l’Ennemi ». Le pape a alors appelé les fidèles à « résister à cela, afin de trouver Dieu et la vie ».
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