Syrie: une répression devenue insupportable


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Syrie: une répression devenue insupportable
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Depuis le début du mois du ramadan, les manifestations en Syrie sont réprimées plus sévèrement encore. Selon le jésuite égyptien Samir Khalil Samir, le président Bachar al-Assad évalue mal l’état d’esprit de la population de son pays.

Conseiller du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, Samir Khalil Samir a déclaré à Radio Vatican que "Les Syriens ne supportent plus la violence". "Le père du président actuel réagissait déjà par la répression en cas de contestation", se souvient le religieux égyptien. Mais avant, les Syriens acceptaient les interventions meurtrières du pouvoir. Il en est autrement aujourd’hui et le président n’a pas remarqué – ou ne veut pas reconnaître – le changement. "Cette répression continuelle depuis des années est devenue tout simplement insupportable", déclare le jésuite. "Les gens veulent y mettre fin."

Plus de 1.700 morts et 23.000 prisonniers

Plus de 1.700 personnes auraient été tuées lors de manifestations pacifiques ou d’enterrement en Syrie depuis mars, indique la chaîne de télévision "Al-Jazeera". Et près de 23.000 opposants ont été arrêté. D’après les estimations des ONG, près de 10.000 civils se sont enfuis sous les tirs, trouvant refuge au Liban et en Turquie. Pour le seul 31 juillet 2011, 100 personnes ont été assassinées par les militaires et les partisans du régime dans la ville de Hama.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a dénoncé la violence exercée contre des civils et les violations des droits de l’homme dans une déclaration le 2 août, mais n’a pas réussi à unir les pays autour d’une résolution. Pour faire cesser la violence en Syrie, l’Union européenne avait étendus ses sanctions contre la Syrie le 1er août, interdisant l’accès à son territoire à 35 membres du régime et gelant les avoirs. Au moins quatre membres du gouvernement, dont le ministre de la défense Ali Habib Mahmoud, ont un compte en Europe.
La Société allemande pour les peuples menacés (SPM) a exigé le 4 août que les avoirs gelés soient redistribués aux victimes survivantes et aux familles des blessés.

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