La tragédie des moines de Tibhirine a aussi mis fin à la vie monastique en ce lieu. Laissé ainsi à l'abandon, le monastère a subi les outrages du temps. Le bureau français de l'organisation internationale Aide à l'Église en Détresse (AED) vient de s'engager pour aider à sa rénovation.
Cela fait déjà quinze ans déjà que la vie monastique s’est éteinte à Tibhirine, après le martyr de sept des neuf frères qui y vivaient. Le monastère lui, est toujours là, subissant le poids des années. Mais si le témoignage des moines s’est arrêté, Tibhirine doit continuer à porter leur message de paix. "Nous voudrions que Tibhirine continue à être le signe de l’amour et du pardon, dans ce pays et dans le monde, et à être le signe de l’entente entre les peuples et les religions", a expliqué Mgr Ghaleb Bader, archevêque d’Alger, au bureau français d’AED, ajoutant qu'en Algérie, "une église abandonnée est une église perdue".
Cette association a donc choisi de soutenir ce message d’espérance, en promettant 162.000 euros pour financer les travaux de reconstruction de ce lieu emblématique.
Trois chantiers prioritaires
A la demande de Mgr Bader, l’AED invite donc à participer via un don, à la rénovation de ce monastère. Trois chantiers prioritaires ont été déterminés:
- La rénovation du toit de la chapelle ainsi que la terrasse de la grande chapelle.
- La rénovation des bâtiments de la ferme. Il s’agit de réparer en priorité la toiture qui ne tiendra pas un hiver supplémentaire. Une manière de soutenir les conditions de travail des ouvriers qui y vivent.
- La mise aux normes de sécurité de l’ensemble du réseau électrique qui est vétuste et dangereux.
P.G.


