Une relique cachée de Jean-Paul II sort au grand jour


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Une relique cachée de Jean-Paul II sort au grand jour
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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La chemisette ensanglantée que Jean Paul II portait le 13 mai 1981, jour de l’attentat sur la place St-Pierre de Rome a été cachée dans une armoire pendant vingt ans. Cette relique possède pourtant une histoire peu ordinaire.

Anna Stanghellini était de service, le 13 mai 1981, dans la salle d’opération de l’hôpital Gemelli, lorsqu’on y amena d’urgence le pape Jean Paul II blessé par balles sur la Place St-Pierre. Chaque minute compte, il faut découper la chemise du pape, et placer des perfusions avant d’entreprendre une opération délicate. Cinq heures plus tard, Jean Paul II semble sauvé. Personne, hormis Anna, ne se soucie de la chemisette ensanglantée qui gît sur le sol. L’infirmière la ramasse dans un linge et l’emporte chez elle, à la maison. Pendant près de 20 ans, elle garde secrètement ce précieux témoignage dans son armoire.

Aujourd’hui la chemisette est exposée dans la chapelle des Sœurs Vincentiennes à Rome, car Anna était religieuse dans cette congrégation. La prieure, sœur Béatrice, en parle: "Le vêtement était découpé à droite et à gauche, légèrement déchiré. On voyait des traces de désinfectant et, à la hauteur du ventre, une grosse tache de sang séché. Trois petits trous témoignaient des coups de feu. Anna ne voulait pas que ce secret sorte des murs du couvent. Sœur Béatrice garda le secret, jusqu’à la mort d’Anna Stanghellini, en 2004. Même si elle n’avait jamais elle-même douté, la prieure voulut néanmoins faire vérifier l’authenticité de la relique. Un an plus tard, elle reçut une lettre du Vatican la priant de lui remettre l’objet. Aucune enquête n’a été faite cependant, le témoignage donné étant pour le Vatican une preuve suffisante de l’authenticité de la chemisette. "Ce fut une grande joie de savoir qu’elle appartenait définitivement à la congrégation", souligne Sr Béatrice. Pour la religieuse, cette chemisette "montre la souffrance, la peur et la foi profonde du pape, mais aussi la protection d’une main invisible".

APIC/SB


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