Une cathédrale, portes ouvertes : 4ème édition à Liège


Partager
Une cathédrale, portes ouvertes : 4ème édition à Liège
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
3 min

MadyAndrien_PierreDevreuxOrganisée par « Cultures, Cité, Églises », la 4ème édition de « La nuit des Cathédrales» a connu un beau succès à Liège, le 14 mai dernier. Une nuit carillonnante, aux entrées multiples, puisque placée sous le signe de la musique déclinée en expositions et pauses spirituelles. Ci-après, un écho de l’abbé Michel Teheux.

Des lieux chargés d’histoire. Leurs pierres sont séculaires et transpirent la prière des générations qui ont bâti et habité ces maisons de la foi. Des lieux emblématiques aussi : au cœur des cités, ils sont la visibilité de l’Église locale. Les cathédrales ont une mission pastorale unique.

Pour y répondre, l’initiative « Nuit des Cathédrales », née il y a quatre ans, initiée à Trèves et fédérant aujourd’hui dix sanctuaires, choisit à la fois l’ouverture aux tout venant et une proposition spirituelle. Concerts, expositions, visites guidées, méditation, prières animent les lieux ouverts à tous et jusqu’au milieu de la nuit. Une cathédrale avec entrées multiples pour être visiblement un lieu public et une maison d’Église.

Placée sous le signe de la musique, la soirée s’est ouverte par un concert de carillon. Le romantisme du jardin du cloître, sous le soleil couchant désincarnait les mélodies : on était loin d’un centre-ville. Moment de paix encore avec les psaumes priés par le chœur de la Cathédrale ou les pièces d’orgue interprétées par Joëlle Sauvenière –notamment les extraits de Jongen. Moments forts de l’animation musicale, les deux concerts du Männerquartett d’Eupen : perfection et finesse d’exécution, équilibre des voix ont permis d’apprécier notamment le répertoire du 16ème siècle consacré à la Vierge, le mois de mai était prétexte de ce choix.

« Entrées multiples » pour cette « nuit » : la musique se déclinait aussi en expositions : « Orgues en liberté » par les manufactures d’orgues Schumacher d’Eupen et Thomas de Spa. « Ce n’est que du vent », un souffle canalisé mais maîtrisé par l’artisanat des facteurs d’orgue et l’art de l’organiste, il éveille au silence et à l’écoute du Mystère. L’exposition, dans le cloître, des danseuses de Mady Andrien s’incrustant dans des toiles de Pierre Devreux allie l’éphémère de la non-figuration, présence-absence, et l’incarnation des terres cuites devenues légères : la glaise qui dit le quotidien devient assomption. Les pauses de prière et le recueillement de la chapelle du chapitre, les visites du Trésor démultipliaient les « entrées » de cette porte ouverte d’une cathédrale rendue au va et vient d’une déambulation qui était elle-même une démarche spirituelle loin des cancans ou des chapelles, une spiritualité-proposition pour que chacun puisse aller à la rencontre de son intériorité.

Ctb/Diocèse de Liège/MT/bl

Catégorie : Culture

Dans la même catégorie