Le 16 mai dernier, Mgr Louis Sako, archevêque catholique de Kirkouk, a dénoncé dans les mots les plus durs la torture et l’assassinat d’un jeune chrétien de 29 ans. Il a qualifié cet acte bestial d’"inhumain". Ashur Yacob Issa avait été enlevé trois jours auparavant dans la métropole pétrolière du nord de l’Irak et la police a retrouvé son corps mutilé.
L’archevêque chaldéen a estimé que cet acte portait atteinte à tous les principes humains et religieux. Il a demandé aux autorités d’agir pour protéger efficacement les citoyens sans défense. Les chrétiens irakiens vivent effectivement dans la peur depuis l’assassinat par les forces spéciales américaines d’Oussama Ben Laden, craignant d’être pris pour cibles par les extrémistes musulmans.
La famille d’Ashur Yacob Issa avait reçu une demande de rançon de 100.000 dollars. Les négociations ayant échoué, les ravisseurs ont torturé leur victime avant de le décapiter. La police a retrouvé son corps lundi 16 mai près d’un pont, et son corps montrait des "marques horribles de torture" et ses yeux avaient été arrachés. "Aucun être humain qui croit en Dieu et respecte la vie ne peut commettre de tels actes", a déclaré Mgr Sako. L’archevêque chaldéen a également exprimé son inquiétude pour le devenir de sa veuve et de ses trois enfants désormais sans père. (CtB/Apic/PA)

