25 ans après la catastrophe atomique de Tchernobyl, le patriarche russe orthodoxe Cyrille Ier a célébré une cérémonie en souvenir des victimes, à laquelle ont également participé les présidents ukrainien Viktor Janukowitsch et russe Dmitri Medvedev. Ceux-ci ont posé la première pierre d’un mémorial dédié aux liquidateurs, ces travailleurs qui ont construit le sarcophage de béton autour du réacteur, parfois au prix de leur vie.
Dans un message diffusé par le patriarcat de Moscou, le patriarche Cyrille Ier a déploré que de nombreuses personnes n’aient tiré aucun enseignement de la catastrophe. Il a affirmé que l’humanité doit faire plus attention aux ressources naturelles et ne doit pas se contenter de les épuiser. "Sans une compréhension spirituelle profonde du rôle des hommes dans l’univers, on ne peut éviter de telles catastrophes", a déclaré le patriarche. Il a cependant souligné qu’il était impossible, et qu’il ne fallait pas, essayer de stopper le développement de la science et de la technique. Après avoir loué la solidarité entre Russes, Ukrainiens et Biélorusses, le patriarche moscovite a rappelé que les suites de Tchernobyl ont été 500 fois plus nocives pour les personnes et l’environnement que la bombe atomique d’Hiroshima.
Le chef de l’Eglise grecque catholique d’Ukraine, Mgr Swjatoslav Schewtschuk a exhorté, quant à lui, les politiciens à éviter un "nouveau Tchernobyl". En effet, les catastrophes atomiques, comme le récent Fukushima, montrent que les accidents dans les centrales nucléaires ne sont pas des dangers hypothétiques. En réalité, ils peuvent advenir à tout instant. Et de dénoncer le danger que représente le sarcophage de Tchernobyl. (CtB/Apic/PA)


