La Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale du Congo est rassemblée du 20 au 24 mars à Kinshasa. Réunissant les représentants des 47 diocèses de la RDC, ces assises se penchent sur le thème "Elections et questions majeures de la gouvernance".
Suivant ce thème, les travaux permettront de réfléchir, non seulement sur les questions liées aux prochaines élections (dont la date n'est pas encore tout à fait fixée), mais aussi sur celles ayant trait à la sécurité, à la fiscalité, à la dette de la RDC, à l’exploitation de ses ressources naturelles et aux stratégies de croissance et de réduction de la pauvreté, ainsi qu’à la lutte contre la corruption. Un programme chargé qui laisserait une part belle à la participation des femmes comme "éducatrices à la citoyenneté".
Pour le vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Jacques Ndjoli, un suivi électoral est essentiel pour la nation congolaise: "La crise, qui frappe la RDC depuis 50 ans, est celle de la légitimité et d’une rupture de confiance", a-t-il notamment souligné, tout en estimant qu’il n’est plus question de "recourir aux armes et à l’auto proclamation". Il a indiqué que la CENI s’est engagée à participer à la construction d’un Etat de droit au Congo et qu’elle partage la conviction des évêques sur la construction d’un pays porteur d’espoir, quant à l’amélioration des conditions de vie de ses populations.
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