Le 22 février dernier, Jean Kockerols a été nommé évêque auxiliaire de Mgr Léonard pour Bruxelles. Au lendemain de cette nomination, une petite réception était organisée dans les bâtiments du vicariat au cours de laquelle Mgr Kockerols a livré ses sentiments sur la nouvelle tâche qui lui incombe.
Emu, bien sûr, au moment de prendre la parole, Jean Kockerols s'est d'abord livré à un exercice d'humilité comparant sa situation à celle du marcheur au pied de la montagne. "Lorsqu’on a en projet de vivre une grande ascension, l’esprit et même le corps est en veille. On est excité à la perspective d'admirer les beaux paysages. Mais on est aussi dans l’appréhension: trouverais-je le chemin, le sentier? Cette ascension, pourrais-je la mener à son terme?".
Mais avant de s'attaquer à cette montagne, le nouvel évêque auxiliaire de Bruxelles a rappelé son parcours de vie: son enfance, passée à Anvers, le décès de son frère qui avait 6 ans, ses études de droit et son travail à la Compagnie Maritime Belge à Anvers, et surtout son expérience à l’Arche de Jean Vanier, où il vécut avec et au service de personnes handicapées. C'est ici que s'est décidé le reste de sa vie. "J’avais plus ou moins trente ans à l’époque et j'ai fait part au cardinal Danneels de mon désir d'être prêtre tout en lui demandant si je ne pouvais pas suivre un parcours atypique qui me permettrait d’aller plus vite… un «parcours sur mesure» en quelque sorte." Mais le cardinal le convaincra de rentrer au séminaire de Limelette et d'y rester ! Il sera ordonné prêtre en 1993.
Une fois les études accomplies, Jean Kockerols est envoyé à Rome pour étudier encore durant deux années. Il sera ensuite promu docteur en théologie de l’université de la Grégorienne, après avoir été animateur de l’équipe des séminaristes du second cycle à la Linière. En 1999, faute de séminaristes, il sera nommé vicaire de l’abbé Jacques t’ Serstevens, curé à Notre-Dame du Sacré-Coeur à Etterbeek. Un an plus tard, direction la paroisse St-Pierre à Woluwé-St-Pierre pour sa première expérience en tant que curé. Et pour finir, Uccle où il fut nommé curé-doyen puis doyen de Bruxelles-Sud.
Succédant à Mgr De Kesel, Mgr Kockerols a rendu à l'actuel évêque de Bruges un hommage sincère, rappelant notamment son intelligence des situations et son sens de l’humain au-delà des structures. Et a remercié Herman Cosijns, pour le travail assumé pendant "l'intérim".
Pour conclure cette allocution, Mgr Kockerols a fait trois demandes. La première fut liée au contexte de crise que vit actuellement l’Église et invitera chacun à être davantage "voortboeiend", c'est-à-dire s’investir à fond dans ce que l'on fait. La deuxième demande porta sur l'attention aux autres et la dernière renverra à la prière pour confier au Seigneur les missions de chacun mais aussi la ville.
Et de terminer avec une parabole musicale : "Je suis évêque auxiliaire de Mgr Léonard et nous avons - lui et moi - un regard convergent. Il est le chef d’orchestre et c’est lui qui dirige. Je me réserve d’être le premier violon: appelé à accorder les instruments avec le challenge que l’orchestre comporte beaucoup d’instruments. Ni lui ni moi nous n’inventons la partition: il s’agit de l’Evangile. Mes chers instrumentistes, je compte sur vous !"
P.G.

