L’Église catholique du Nicaragua a dénoncé, le 5 octobre dernier, les menaces anonymes visant des prêtres à la veille des élections législatives et la présidentielle du 6 novembre prochain.
A l'occasion de leur assemblée mensuelle au Séminaire "La Purísima" de Managua, 118 prêtres ont dénoncé, par un communiqué en date du 5 octobre, le harcèlement et les menaces de mort dont sont victimes depuis quelques temps plusieurs prêtres du Nicaragua. Les signataires dénoncent les lâches menaces que ces prêtres ont reçues "de manière anonyme" parce qu’ils continuent de demander des éclaircissements sur la mort du Père Marlon Ernesto Pupiro Garcia, curé de La Concha.
L’Église nicaraguayenne, peu convaincue par les explications officielles sur cet assassinat, exige à nouveau de la police et du Ministère public de connaître "la vérité" sur ce qui s’est vraiment passé. Elle estime que l’enquête a montré des "déficiences et des incongruités". Yazker Blandon, l’auteur qui a confessé le crime, a été condamné à 30 ans de prison, mais pour l’Église, l’affaire n’est pas terminée. Elle ne peut l’être "tant que le sang de notre frère continue de crier au ciel", estiment les prêtres nicaraguayens.
Selon Gonzalo Carrion, directeur du secteur juridique du Centre Nicaraguayen des Droits Humains (Cenidh), il existe de nombreuses preuves que plus d’une personne a participé à ce crime. Des membres du Mouvement Catholique pour la Dignité du Père Pupiro (MDPP), à La Concepción, ont également reçu des menaces.
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