Helmut Kohl : décès d’un croyant de taille


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Helmut Kohl : décès d’un croyant de taille
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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La mort d’un homme est souvent l’occasion de jauger la qualité de son parcours professionnel et humain. Dans le cas d’Helmut Kohl, les propos élogieux abondent et remettent en perspective la carrière d’un homme qui a, notamment, œuvré à la réunification de son pays.

Décédé dans sa maison de Ludwigshafen (dans le Land de Rhénanie-Palatinat) à l’âge de 87 ans, des suites d’une longue maladie, Helmut Kohl, le géant d’1m93, laisse l’image d’un chancelier à l’aura établie durant 16 ans, avant la contestation des dernières années. En visite au Vatican le 17 juin, la chancelière allemande Angela Merkel a eu l’occasion d’évoquer la mémoire de l’un de ses prédécesseurs, décédé la veille. De lui, elle retiendra "un grand Européen", lui qui fut "le chancelier de l’Unité". Même éloge du côté du pape François, qui reconnaît l’oeuvre d’un "grand homme d’Etat et Européen convaincu, qui a travaillé avec clairvoyance et dévouement pour le bien des personnes en Allemagne et dans les pays européens limitrophes". A l’annonce de son décès, le président de la Conférence épiscopale allemande, le cardinal Marx, a publié un message de condoléances, dans lequel il insiste sur les convictions personnelles de l’ancien chef d’Etat: "L’Eglise en Allemagne est reconnaissante pour le témoignage chrétien d’Helmut Kohl. Il voulait et savait manifester en Europe ses convictions chrétiennes". Parmi ses priorités, il y avait celle de "travailler pour une économie sociale du marché fondée sur la doctrine sociale de l’Eglise". Les convictions chrétiennes d’Helmut Kohl n’étaient pas un secret pour celui qui déclarait: "La voix de l’Eglise chrétienne est indispensable dans une société toujours plus sécularisée. Le devoir civil et le devoir chrétien sont inséparables. Ceci vaut surtout pour la construction d’une Europe unie". Hans Stark, le secrétaire général du Comité d’études des relations franco-allemandes, le considère comme "un bâtisseur de cathédrales inachevées"; il revient sur les nombreux chantiers encore ouverts, dont l’union monétaire discordante en Europe, l’écart qui subsiste entre l’Est et l’Ouest en Allemagne, avec cette fois "un mur dans les têtes".

A côté de tours de force comme la réconciliation franco-allemande en symbiose avec François Mitterrand, Helmut Kohl laisse aussi des zones d’ombre avec le financement occulte de la CDU, le parti chrétien-démocrate, dont il fut la figure de proue durant un quart de siècle.

A. T.

© Belgaimage

Catégorie : International

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