
On connaît désormais les résultats du premier tour de la présidentielle française: Emmanuel Macron arrive en tête avec 23,9% des voix (selon l'Ipsos), devant Marine Le Pen qui a récolté 21,7% des suffrages. Les deux candidats s'affronteront donc le 7 mai prochain lors du second de ces élections. Mais quel regard portent-ils sur la foi?
Pour Emmanuel Macron, le candidat d'En Marche! qui se défend de n'être ni de droite, ni de gauche, "catholique, c’est défendre les droits des plus pauvres, ce n’est pas se battre pour retirer des droits à des hommes et des femmes." Une déclaration relatée par le site de La Croix, faite par le potentiel futur président français le dimanche de Pâques alors qu'il sortait d’un centre d’hébergement et de réinsertion sociale du Secours catholique à Paris.
Quant à Marine Le Pen, la candidate du FN, elle se définit comme étant "extrêmement croyante" et chanceuse de n'en avoir "jamais douté". Elle avait cependant avoué être "fâchée avec l'Eglise" qui d'après elle, "se mêle de tout sauf de ce qui la concerne", indique La Croix . La présidente de son parti avait réagi aux propos du pape François par rapport à l'accueil des migrants et à des déclarations faites par la Conférence des évêques de France. Selon elle, ce ne sont pas les religions qui "doivent dire aux Français ce qu'ils doivent voter".
Des propos directement dirigés contre Mgr Georges Pontier, le président de la Conférence des évêques de France, qui, lors de son discours d’ouverture de l’Assemblée plénière du 28 mars dernier, s'était opposé au Front National, mais sans jamais le mentionner directement. Selon lui, les chrétiens sont tenus à un « devoir de solidarité » car « l’hospitalité offerte à l’étranger qui a besoin d’un refuge est offerte à Jésus-Christ lui-même. » Toujours sur la question des migrants, il avait ajouté que « ceux qui viennent chez nous et sont accueillis, peuvent s’intégrer, apporter leur savoir-faire (…). Notre conviction chrétienne et citoyenne nous invite à la générosité ».
La gauche et une large partie de la droite n'ont pas attendu et ont d'ores et déjà appelé les Français à voter contre la candidate du Front national lors du second tour.
N.C.
