Une clé que l'on glisse difficilement dans son sac à main et encore moins dans sa poche! Voilà ce qu'ont dû se dire le ministre Prévot et Julie Bajart en recevant la clé de la collégiale de Fosses-la-Ville. Une manière originale de marquer le début d'un chantier de restauration prévu pour durer... 700 jours ouvrables.
A Fosses-la-Ville, on ne manque pas d'humour! Pour marquer le début d'un chantier, il est de tradition de poser une première pierre. Lorsqu'il s'agit d'une restauration, c'est plus compliqué. Faut-il retirer une pierre de l'édifice? Mais laquelle? En boutade, le bourgmestre Gaëtan de Bilderling évoquera les risques d'effondrement surtout du côté de la tour romane! Une solution plus sage a été trouvée. L'abbé Ahoua, vice-doyen a remis la clé de ''sa'' collégiale au ministre Prévot qui, à son tour, l'a remise à Julie Bajart pour la société chargée des travaux.
Cela fait près de 20 ans que les édiles de Fosses se mobilisent pour qu'un chantier de rénovation soit entrepris. Comme quoi, il faut savoir se montrer patient. Le bourgmestre: ''A l'heure où certains se demandent ce que l'on va faire de tous ces édifices religieux, à Fosses-la-Ville, nous avons fait le pari de les conserver.'' Une collégiale qui occupe une place particulière dans le coeur des Fossois. Une collégiale dont l'attrait patrimonial n'est plus à démontrer. Au fil des constructions et des reconstructions, on peut ainsi retracer plus de mille ans d'histoire. Normal donc que la collégiale ait bien besoin de soins. Ce constat ne date pas d'hier. (…)
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Une clé que l'on glisse difficilement dans son sac à main et encore moins dans sa poche! Voilà ce qu'ont dû se dire le ministre Prévot et Julie Bajart en recevant la clé de la collégiale de Fosses-la-Ville. Une manière originale de marquer le début d'un chantier de restauration prévu pour durer... 700 jours ouvrables.