Les universités belges ralentissent les échanges avec la Turquie


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Les universités belges ralentissent les échanges avec la Turquie
(c) Wikipedia
Par Anne-Françoise de Beaudrap
Publié le - Modifié le
2 min

Quelques dizaines d'étudiants pourraient ne pas partir en Erasmus en septembre, tant que la situation en Turquie reste tendue.

220px-İstanbul_ÜniversitesiDeux semaines après la tentative de coup d'Etat en Turquie, les mesures répressives se multiplient de la part du gouvernement d'Ankara contre tous ceux considérés comme "opposants". Selon les chiffres récents, près de 60.000 fonctionnaires ont perdu leur travail, 10.000 militaires et magistrats ont été arrêtés, des milliers de journalistes sont sous le coup d'un mandat d’arrêt, des médias et associations ont été fermés par l'autorité turque. Sur le plan éducatif aussi, 15 universités et pas loin d'un millier d'écoles ont subi la même "purge" du président Recep Tayyip Erdogan.

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Une menace pesait déjà sur tous ceux qui se comptaient se rendre et vivre à Istanbul depuis l'attentat du 28 juin à l'aéroport international. Le risque terroriste a poussé certaines universités belges, du côté flamand, à mettre en suspens les départs étudiants vers la Turquie dans un cadre Erasmus. Le recteur de l'université d'Hasselt, Luc De Schepper, explique dans les colonnes du Standaart: "Ce ne sont pas des circonstances dans lesquelles nous pouvons assurer la sécurité de nos étudiants et de notre personnel." La coopération est donc suspendue jusqu'à ce que la situation soit à nouveau sous contrôle. Côté francophone, l'UCL et l'Ulg ont pris une décision similaire aux universités flamandes, tout en nuançant: "Si un étudiant insiste pour partir, on ne le lui interdira pas." Les jeunes en filière traduction et interprétariat peuvent en effet difficilement se priver d'une expérience réelle en Turquie.

A l'ULB, le "boycott académique" n'est pas envisagé, essentiellement pour ne pas priver les universités turques d'un soutien particulièrement nécessaire. Didier Viviers, recteur de l'université bruxellois, explique dans le Soir "réfléchir à comment aider nos collègues turcs, plutôt qu'à ne pas leur envoyer nos étudiants." De toute façon, les décisions prises en Belgique devront tenir compte de l'ampleur des purges en cours en Turquie. Les professeurs n'ont pas encore pu prendre contact avec leurs homologues d'Istanbul, pour raison de congés d'été.

A.F. de B. (avec RTBF et le Soir)

Catégorie : International

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