Pour la rentrée de septembre, le diocèse de Liège accueille deux nouveaux doyens. L’abbé Guy Balaes actuellement curé de l’Unité pastorale de Welkenraedt, et qui le restera, et le médiatique abbé Eric de Beukelaer, ancien porte parole de la conférence épiscopale. L’abbé Guy Balaes deviendra doyen du Plateau de Herve, L’abbé Eric de Beukelaer devient curé de l’Unité pastorale « Saint-Lambert au cœur de Liège » et doyen de « Liège Rive gauche ». Avant de prendre leurs fonctions dès le 1er septembre, les nouveaux doyens esquissent les grandes lignes du travail qui les attend.
L'interview intégrale d'Anne-Elisabeth Nève se trouve sur le site du diocèse de Liège
Avant de prendre la direction du doyenné de Liège-Rive Gauche (44 paroisses dont la cathédrale Saint-Paul), l'ancien président de séminaire, garde la tête froide et préfère parler du caractère pastoral de sa nouvelle fonction, " dans l’Église, à côté des fonctions hiérarchiques, il y a des fonctions de « vigilance fraternelle ». Le doyen n’est pas un supérieur ni un patron, mais il est chargé de veiller à ce que tout se passe bien. Là où le doyen pouvait être le « patriarche » il y a quelques dizaines d’années, il est à présent celui qui doit être particulièrement attentif à ses confrères, les petites communautés fraternelles regroupant plusieurs prêtres (par exemple le curé et ses vicaires) n’existant plus guère. Il est aux premières loges si un prêtre tombe malade ou si un conflit apparaît ; il est aussi concerné par des projets qui concernent plusieurs Unités pastorales."
Avec cette dimension de travail de terrain l'abbé Guy Balaes est tout à fait sur la même longueur d'ondes, "le doyen doit être proche des personnes, particulièrement des prêtres, diacres et assistants paroissiaux de son doyenné. Il porte spécialement le souci de ceux qui sont directement engagés dans la pastorale, le « personnel » de l’Église. Il a aussi pour rôle de faire circuler l’information entre l’évêché, les prêtres, diacres, les assistants paroissiaux du doyenné. Mais il se doit également de faire circuler les informations issues d’autres mouvements : écoles, Entraide et Fraternité, par exemple".
Des projets et des espoirs, les deux pasteurs n'en manquent pas. Pour l'abbé Guy Balaes "les projets porteurs et rassembleurs me touchent, et je souhaite les continuer, voire les développer. (…) La visite de notre évêque en automne 2010 a été une belle occasion de mieux nous connaître en doyenné, qui couvre une grande superficie. Je souhaite vraiment rassembler tous les collaborateurs, qui sont nombreux, bénévoles et autres, notamment dans la pastorale des sacrements. (…) Je voudrais vraiment faire une bonne équipe avec les prêtres, diacres et assistants paroissiaux, assurer entente et collaboration, et avec eux prier et réfléchir."
Enthousiaste, l'abbé Eric de Beukelaer n'en demeure pas moins lucide. "Avant d’exprimer des idées, je veux d’abord connaître les réalités et évaluer les forces dont nous disposons, pour ne pas nous lancer dans de grands projets sans lendemain ! Il y a d’énormes chantiers à envisager, dont je ne sais encore que peu de choses. Il me semble important de profiter de toutes les occasions pour rendre l’Église visible, même et y compris dans des manifestations dont le côté folklorique pourrait occulter le besoin de nos contemporains de trouver des lieux spirituels".
La mission du nouveau curé du "Cœur de Liège", portera en outre sur l'accompagnement de la formation du clergé, et la coordination des initiatives portées par les communautés de base. "La présence chrétienne dans la ville me tient beaucoup à cœur, je voudrais permettre à tous ceux qui « descendent en ville » d’y trouver des lieux et des moments de respiration, avec les paroisses et les communautés présentes (bénédictines, dominicains, Sant’Egidio, par exemple).
Enfin, reprenant la conclusion d'Anne-Elisabeth Nève : "Merci, Messieurs les abbés, et bon travail, notre prière vous accompagne !"
Ctb/diocèse de Liège/bl

