Ce mardi 19 janvier, Le FMI a revu ses prévisions de croissance à la baisse, et mis en garde contre un risque de "déraillement" de l'économie mondiale. En cause, notamment: le ralentissement de l'économie chinoise, la récession brésilienne et la chute des cours mondiaux du pétrole.
En 2015, le produit intérieur brut (PIB) mondial a augmenté globalement de 3,1%. En 2016, cette croissance devrait encore s'accélérer et monter à 3,4%, mais à un rythme inférieur de 0,2 point par rapport aux prévisions publiées en octobre. C'est ce qu'indique ce mardi le Fonds monétaire international (FMI) dans ses nouvelles projections.
L'activité devrait également accélérer moins rapidement que prévu l'année prochaine, à 3,6%, soit à nouveau 0,2 point de moins que prévu initialement. Le FMI insiste toutefois sur le fait que la situation "périlleuse" de nombreux pays fragilise ses prévisions.
"La croissance mondiale pourrait dérailler si les transitions importantes de l'économie mondiale ne sont pas bien gérées", prévient ainsi l'institution, braquant son regard sur la Chine qui tente de réorienter son économie vers la consommation intérieure. Malgré une récente instabilité boursière et un tassement de l'activité, le FMI laisse inchangée sa prévision pour la Chine, pour cette année 2016, à 6,3%. Un taux de croissance qui signerait néanmoins la plus faible performance du pays en 25 ans.
Le relatif ralentissement économique de la Chine a par ailleurs plombé le cours des matières premières, faisant craindre "un ralentissement généralisé" dans les pays émergents qui les exportent, selon le FMI. Aubaine pour les consommateurs, la spectaculaire chute des prix du pétrole, au plus bas depuis 13 ans, voit par ailleurs ses effets positifs s'atténuer à mesure qu'augmentent les pertes des pays producteurs et du secteur extractif, souligne le FMI.
Déjà frappée par des sanctions liées à la crise ukrainienne, la Russie devrait rester en récession cette année (-1%) tout comme le Brésil (-3,5%) qui pâtit, selon le FMI, "d'incertitude politique" et des "répercussions persistantes" du scandale de corruption Petrobras.
Du côté des pays industrialisés, les Etats-Unis continuent de mener le bal même si le FMI abaisse légèrement sa prévision cette année (-0,2 point, à 2,6%) en arguant de la "vigueur du dollar" qui pèse sur l'activité manufacturière.
Ancien épicentre de la crise, la zone euro va mieux et voit sa prévision relevée de 0,1 point à 1,7%, malgré un petit coup de mou français (-0,2 point à 1,3%).
Source: AFP
Photo: le FMI
