Cette "formule-choc" a été utilisée par le cardinal Christophe Schönborn, archevêque de Vienne et président du Congrès apostolique mondial de la miséricorde. Il invite les pays européens à ne pas se replier sur eux-mêmes face au défi énorme que constitue la crise des réfugiés.
En cette année jubilaire, les Congrès apostoliques de la miséricorde, dans leurs versions européenne et mondiale, ont pour objectif de rappeler que la miséricorde est un thème fondamental de la foi chrétienne. Ces Congrès ont été présentés ce lundi 18 janvier en salle de presse du Saint-Siège.
Le Congrès européen se tiendra à Rome du 31 mars au 4 avril prochain. Parmi les thèmes qui seront abordés: "Robert Schuman et la miséricorde politique en Europe".
Pour le cardinal Christoph Schönborn, président du Congrès Apostolique Mondial, et par ailleurs archevêque de Vienne, il s'agit là d'un thème fondamental. dans une interview accordée à Radio Vatican, il a dit déplorer qu’un "rideau de fer existe de nouveau" en Europe. Aujourd’hui, a-t-il déclaré, face au défi "énorme" que représente l'arrivée de réfugiés et de migrants, il y a le risque que "chacun se retire", et de voir apparaître de nouveau "des frontières, des barrières et des murs". D’où l’importance, pour l’archevêque de Vienne, de souligner le lien qui existe entre Miséricorde et politique.
"Une bonne politique", a-t-il dit au micro d'Hélène Destombes, "est une oeuvre de miséricorde, parce qu'elle permet à des gens de vivre en paix et de vivre honnêtement." C'est le moment de le rappeler, a-t-il ajouté, "dans une Europe qui est en train de se diviser de nouveau dans des nationalismes qu'on croyait dépassés".
Par ailleurs, le cardinal Schönborn a dit espérer que les évêques européens trouvent une "parole commune" face à ces nouveaux défis. "Nous ne sommes pas encore arrivés à cela", a-t-il déploré.
Source: Radio Vatican
photo: le cardinal Christoph Schönborn
