Attentat meurtrier de l’EI au Liban


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Attentat meurtrier de l’EI au Liban
Par Christophe Herinckx
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Drapeau_du_LibanCe vendredi 13 novembre, le Liban observe une journée de deuil national, au lendemain d'un attentat perpétré dans la capitale Beyrouth par le groupe Etat islamique (EI). Le bilan de cette attaque fait état de 44 morts et de 239 blessés, dans un fief du Hezbollah, proche du régime de Bachar al-Assad.

Le mouvement chiite Hezbollah combat en effet aux côtés du régime de Bachar al-Assad, en Syrie, tant les rebelles non islamistes que les djihadistes, dont le groupe extrémiste sunnite Etat islamique. L'attaque à la bombe, commise par un kamikaze, est la plus meurtrière perpétrée par l'EI au Liban, a été condamnée par les Etats-Unis, la France et l'ONU. Le président français François Hollande a dit son "indignation", dénonçant un "acte abject". Washington a dénoncé des "actes terroristes horribles". Quant au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a parlé "d'acte méprisable" appelant les Libanais à "continuer de travailler à préserver la sécurité et la stabilité" du pays.

Ce vendredi, les drapeaux du Hezbollah et ceux du mouvement chiite Amal étaient accrochés sur le lieu de l'attentat tandis que des bulldozers nettoyaient la rue jonchée de gravas et de bris de verre.

Selon un nouveau bilan, encore provisoire, de la Croix-Rouge libanaise, l'attaque a fait 44 morts et 239 blessés, dans une rue commerçante bondée du quartier de Bourj al-Barajné, dans la banlieue sud de Beyrouth, un fief du puissant mouvement armé.

L'EI, tout en parlant de deux attaques, a fait état d'un seul kamikaze dans un communiqué. Le procureur qui mène l'enquête a également affirmé qu'il y a eu deux explosions, une charge de 7 kg sur une mobylette et une ceinture avec 2 kg d'explosifs.

Cet attentat intervient au moment où l'EI subit d'importants revers, tant en Syrie qu'en Irak. Le groupe djihadiste extrémiste avait revendiqué un premier attentat contre le Hezbollah en janvier 2014, attentat qui avait fait quatre morts, mais l'attaque de jeudi est la plus sanglante contre un fief du mouvement chiite depuis son implication début 2013 dans le conflit syrien.

Entre juillet 2013 et février 2014, neuf attaques ont été menées contre les fiefs du Hezbollah ou des régions fidèles à ce mouvement, la plupart revendiquées par des groupes extrémistes sunnites. Ceux-ci avaient parlé d'une "vengeance", à la suite de la décision du Hezbollah d'envoyer des milliers de ses hommes combattre en Syrie aux côtés du régime Assad, contre les rebelles et les djihadistes, en grande majorité des sunnites.

Il y a moins d'un mois, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah avait, quant à lui, de nouveau défendu le caractère essentiel de son combat en Syrie. D'après le dernier bilan donné par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, 971 membres du Hezbollah ont péri en Syrie.

Source: AFP

Catégorie : International

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