La perspective d’une réussite du processus de paix s’éloigne au Soudan du Sud. Le président Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar ne sont toujours pas parvenus à régler leurs différends pour mettre un terme à la guerre civile qui ravage leur pays depuis près de quinze mois.
"Malheureusement, l’option militaire semble devoir prévaloir et les souffrances de la population se poursuivront" déclarent à l’Agence Fides depuis le Soudan du Sud des sources locales qui demandent à conserver l’anonymat pour raisons de sécurité, au lendemain de l’échec des négociations d’Addis Abeba. Aucun accord de paix définitif n’a donc été trouvé entre les deux factions du SPLM respectivement conduites par le Président, Salva Kiir, et par l’ancien Vice-président, Riek Machar, qui, depuis décembre 2013, ont déclenché une guerre civile .
"Ce n’est un mystère pour personne qu’une bonne partie du budget de l’Etat est destinée à financer l’effort de guerre, tant pour payer les militaires et les miliciens qui leur sont associés, que pour acquérir de nouvelles armes qui continuent à affluer dans le pays, malgré l’embargo décrété par l’ONU" déclarent les sources de Fides, selon lesquelles, "à moins que n’arrivent de l’extérieur de nouvelles aides aux rebelles, ceux-ci semblent destinés à la défaite même si les actions de guérilla pourraient continuer pendant un certain temps dans certaines zones à forte majorité Nuer". Nos sources soulignent en outre une autre réalité : « Vu qu’une bonne partie du budget de l’Etat est destiné à la guerre, il reste bien peu de chose pour venir en aide à la population qui souffre depuis décembre 2013 à cause du conflit. Des millions de personnes survivent grâce aux aides internationales, en particulier grâce aux denrées alimentaires fournies par le Programme alimentaire mondial. L’Eglise catholique fait actuellement d’énormes efforts pour faire parvenir des aides aux villages dispersés dans les Etats les plus touchés par la guerre ».
"A moins d’une forte intervention extérieure pour contraindre les deux parties à reprendre les négociations, une reprise de la guerre sur une vaste échelle semble probable. Mais même si l’une des deux parties devait prévaloir militairement sur l’autre, le conflit laissera derrière lui de profondes blessures, surtout parce qu’il a pris une forte connotation ethnique" concluent les sources de Fides.
Fides

