"Chaque année, le jour de Noël, je suis frappé par le passage du sermon du pape Léon le Grand (440-461): Chrétien, prends conscience de ta dignité. Contempler Jésus dans une mangeoire, c’est adorer le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles, et c’est accueillir Celui qui, par l’Esprit Saint, a pris chair de la Vierge Marie et s’est fait homme. Ceux d’entre nous qui ont reçu le sacrement du baptême découvrent ce qu’ils n’auraient jamais osé imaginer: ils sont réellement devenus enfants de Dieu, dans le Fils unique; ils participent à la vie même de Dieu. Et ils croient que cette vie nouvelle, ce don de Dieu, est promise à tous les êtres humains.
Le Fils de Dieu qui devient l’un d’entre nous est le Sauveur. Il est capable de nous délivrer du mal, du péché, de la mort et de nous donner la vie bienheureuse qui n’a pas de fin. Je rends grâce au Sauveur de se manifester au cours du temps de Noël. Je demande au Sauveur de venir habiter chez tous ceux qui attendent le Prince de la Paix, au Proche-Orient, en Afrique centrale et ailleurs. Merci à tous les artisans de paix. Je demande au Sauveur de délivrer de toute forme de souffrance ceux qui passent par l’épreuve de la maladie et de la mort. Merci au monde soignant qui accompagne ces personnes. Je demande au Sauveur de combler tous les êtres humains blessés par toutes les formes de pauvreté. Merci à tous ceux qui partagent avec eux. Je demande au Sauveur de libérer tous les pécheurs qui ont un poids tellement immense sur la conscience qu’ils estiment qu’il n’y a plus rien à attendre de la vie. Merci à tous ceux qui écoutent ces personnes et qui ouvrent avec elles de nouveaux chemins.
Au milieu de débats difficiles qui promeuvent des procédures, au nom de la dignité de l’être humain, n’oublions pas que le Fils unique du Père est le nouvel Adam, qui ouvre un monde nouveau, où la mort est vaincue. Demandons-lui de nous montrer le chemin de la vie.
Le Pape François, dans son Exhortation apostolique, du 24 novembre 2013, La joie de l’Evangile (212-214), écrit : "Doublement pauvres sont les femmes qui souffrent des situations d’exclusion, de maltraitance et de violence, parce que, souvent, elles se trouvent avec de plus faibles possibilités de défendre leurs droits. Cependant, nous trouvons tout le temps chez elles les plus admirables gestes d’héroïsme quotidien dans la protection et dans le soin de la fragilité de leurs familles. Parmi ces faibles, dont l’Eglise veut prendre soin avec prédilection, il y a aussi les enfants à naître, qui sont les plus sans défense et innocents de tous, auxquels on veut nier aujourd’hui la dignité humaine afin de pouvoir en faire ce que l’on veut, en leur retirant la vie et en promouvant des législations qui font que personne ne peut l’empêcher. Fréquemment, pour ridiculiser allègrement la défense que l’Eglise fait des enfants à naître, on fait en sorte de présenter sa position comme quelque chose d’idéologique, d’obscurantiste et de conservateur. Et pourtant cette défense de la vie à naître est intimement liée à la défense de tous les droits humains. Elle suppose la conviction qu’un être humain est toujours sacré et inviolable, dans n’importe quelle situation et en toute phase de son développement. Elle est une fin en soi, et jamais un moyen pour résoudre d’autres difficultés. Si cette conviction disparaît, il ne reste plus de fondements solides et permanents pour la défense des droits humains, qui seraient toujours sujets aux convenances contingentes des puissants du moment. La seule raison est suffisante pour reconnaître la valeur inviolable de toute vie humaine, mais si nous la regardons aussi à partir de la foi, toute violation de la dignité personnelle de l’être humain crie vengeance en présence de Dieu et devient une offense au Créateur de l’homme. Précisément parce qu’il s’agit d’une question qui regarde la cohérence interne de notre message sur la valeur de la personne humaine, on ne doit pas s’attendre à ce que l’Eglise change de position sur cette question. Je veux être tout à fait honnête à cet égard. Cette question n’est pas sujette à de prétendues réformes ou à des modernisations. Ce n’est pas un progrès de prétendre résoudre les problèmes en éliminant une vie humaine."
Mgr Harpigny célèbre:
Le 24 décembre à minuit, Eucharistie de la Solennité de la Nativité du Seigneur, à la cathédrale Notre-Dame de Tournai. Musique de Noël aux grandes orgues dès 23h30.
Le 25 décembre à 10h, messe de Noël à la cathédrale Notre-Dame de Tournai. La Maîtrise et la Manécanterie interpreteront la "Missa Brevis" KV. 140 de Mozart ainsi que des Noëls traditionnels.
