Des insurgés "soupçonnés d'être des membres du groupe islamiste Boko Haram" ont tué 44 fidèles lors de l'attaque d'une mosquée dans la petite ville de Konduga, dans le nord-est du Nigéria, a annoncé lundi 12 août un responsable du gouvernement.
Les groupes armés de Boko Haram n'en finissent pas de terroriser les habitants du Nigéria. Pour se protéger, un certain nombre d'entre eux ont formé des groupes de vigilance afin d'aider les militaires à combattre ces islamistes. Encouragés par les autorités, ces groupes de citoyens ont contribué à réduire le nombre d'attaques. Au risque de franchir un palier supplémentaire dans l'escalade de la violence, en particulier dans le nord-est du Nigeria qui est placé sous état d'urgence depuis le mois de mai et où l'armé mène une offensive d'envergure pour neutraliser les insurgés de Boko Haram.
Il semble donc que ce soit pour se venger de ces citoyens que que les assaillants ont pénétré dans cette mosquée en tenue de camouflage de l'armée (selon des témoignages qui n'ont pas été confirmés de source officielle) pour ouvrir le feu.
Le samedi précédent, le village de Ngom dans le district de Mafa, aurait également été la cible de la secte islamiste, et douze personnes auraient été tuées dans leurs maisons.
Depuis 2009, les attaques de Bojo Haram et la répression menée par les forces de sécurité ont fait, selon l'ONG Human Rights Watch, près de 3 600 morts.
P.G. (avec Le Monde)
