“Ne vous laissez pas voler votre espérance !“, dit le pape


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“Ne vous laissez pas voler votre espérance !“, dit le pape
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
3 min

Sur la place Saint-Pierre à Rome, le pape François n’a pas mâché ses paroles en ce dimanche des Rameaux, pour l’entrée dans la Semaine Sainte, moment fort de l’année liturgique. Trois mots-clés sont ressortis : joie, espérance et annonce. Oui, le pape François est parti en croisade contre la tristesse.

Le souverain pontife a célébré la messe des Rameaux, ce 24 mars 2013, sur la place Saint-Pierre au Vatican, devant près de 250 000 fidèles, après avoir fait le tour de la place dans une « papamobile » découverte. Dans son homélie, il a une nouvelle fois dénoncé avec force la soif de l’argent qui gangrène le monde, citant un proverbe de sa grand-mère : « Le linceul n’a pas de poches ».

Haro contre la tristesse !

Au-delà du constat, le pape François a surtout incité les jeunes à annoncer jusque dans les périphéries des villes et du monde “qu’il est bon de suivre Jésus“. Il en a profité pour confirmer sa présence aux prochaines Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) au Brésil, en juillet prochain.

Son homélie était articulée autour de 3 mots-clés : joie, espérance et annonce, mettant en garde les fidèles contre le « diable, parfois déguisé en ange » qui cherche à s’emparer de la joie du chrétien. « Ne vous laissez pas voler votre espérance, celle que nous donne Jésus ! », a-t-il alors lancé, improvisant à plusieurs reprises par rapport au texte préparé. « Ne soyez jamais des hommes, des femmes tristes ; un chrétien ne peut jamais l’être ! Ne vous laissez jamais prendre par le découragement ! ». Une parole qui fait penser au « N’ayez pas peur » lancé par Jean-Paul II au début de son pontificat !

Citant Benoît XVI, le pape François a par ailleurs assuré que les cardinaux étaient certes des princes, “mais les princes d’un roi crucifié“. Une parole qui dégage une fois de plus l’humilité du souverain pontife, pour qui, la parole du Christ, la veille de sa Passion (« Je suis venu pour servir ») semble être le mot d’ordre. « Jésus prend sur lui le mal, la saleté, le péché du monde et aussi notre péché, et il le lave. Regardons autour de nous : combien de blessures le mal inflige-t-il à l’humanité ! », a-t-il affirmé, en déplorant « les guerres, violences, conflits économiques qui frappent celui qui est plus faible mais aussi la soif d’argent, de pouvoir, corruption, divisions, crimes contre la vie humaine et contre la création ! ». Et de citer aussi « nos péchés personnels : les manques d’amour et de respect envers Dieu, envers le prochain et envers la création tout entière ».

Ne pas s’habituer au mal

« Nous ne devons pas croire au Malin qui nous dit : tu ne peux rien faire contre la violence, la corruption, l’injustice, contre tes péchés ! », a encore lancé le pape François, en rappelant qu’il ne fallait jamais nous habituer au mal. « Avec le Christ, nous pouvons nous transformer nous-mêmes ainsi que le monde », a-t-il conclu.

JJD (avec Apic/Imédia)
Vidéos de l'Homélie (source : CTV) :

Lire le texte intégral de l'homélie

 

 

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