Ce jeudi, l'archevêque de Malines-Bruxelles a rencontré le ministre fédéral du Climat et de l'Environnement, à l'initiative de ce dernier. Il a confirmé la volonté de l'Eglise catholique de favoriser, dans la mesure du possible et dans le respect des réalités locales, l’ouverture de ses bâtiments.
Sur le terrain, les initiatives sont nombreuses. Et, si elles ne datent pas d'hier, elles se multiplient alors que les thermomètres s'affolent. De plus en plus de communautés s'organisent pour assurer l'ouverture des églises en période de forte chaleur. En juin, à Tervueren, des étudiants ont même présenté des examens dans une église. Il faut dire que nombre de ces édifices ont un certain âge... et des murs particulièrement épais. Ce qui est particulièrement précieux quand les températures augmentent.
"Dans le respect des réalités locales"
La chose n'a pas échappé à Jean-Luc Crucke (Les Engagés), le ministre fédéral du Climat et de l'Environnement, qui est en train de préparer un futur plan interfédéral d’adaptation aux phénomènes météorologiques extrêmes. C'est tout naturellement que ce jeudi, il a reçu Mgr Luc Terlinden, le président de la Conférence des évêques de Belgique.
Les deux hommes se sont manifestement bien entendus. Mgr Terlinden a en effet confirmé la volonté de l'Eglise catholique de "favoriser, dans la mesure du possible et dans le respect des réalités locales, l’ouverture de ses bâtiments." Et encore: "Les personnes qui souhaitent y trouver un moment de fraîcheur peuvent y être accueillies dans le respect des lieux, de leur vocation et de chacune et chacun de ceux qui les fréquentent."
Le défi du patrimoine immobilier
Les deux hommes ont prévu une poursuite des échanges. "Dans le respect des compétences et responsabilités de chacun, ainsi que du principe d’autonomie réciproque de l’Église et de l’État, les discussions se poursuivront dans les prochaines semaines avec les autorités civiles et ecclésiastiques concernées", communiquent conjointement le ministre et l'archevêque. "Les Régions et les pouvoirs locaux, qui jouent un rôle essentiel dans la gestion de nombreux édifices religieux, y seront pleinement associés."
En 2015, avec son enyclique Laudato si', le pape François positionnait clairement l'Eglise catholique dans le combat en faveur de la préservation de la planète et contre le réchauffement climatique. Depuis lors, à l'étranger comme en Belgique, l'Eglise multiplie les initiatives sur ce terrain. Ce jeudi, l'archevêque Terlinden et le ministre Crucke ont d'ailleurs aussi évoqué "les perspectives qu’offre le patrimoine immobilier de l’Église en matière de transition énergétique et de résilience climatique." Le chantier ne fait que commencer...

