Iran : 3. 235. 689 - Liban : 1. 083.606 Gaza : 2.345.010 … Sur ce panneau d'affichage, le nombre de personnes impactées par la guerre a remplacé les prix des carburants. Caritas International entend ainsi rappeler que derrière chaque guerre, ce sont les civils qui paient le prix fort. Au-delà de nos préoccupations financières, l'ONG catholique veut marquer les esprits sur l'impact humain des conflits.
Ce mercredi 27 mai, Caritas International a investi la Place Poelaert (Bruxelles) avec une installation aussi symbolique que percutante : une fausse pompe à essence dont les compteurs n’affichent pas des euros… mais des vies humaines bouleversées par le conflit au Moyen-Orient. Alors que la hausse du prix de l’énergie alimente largement le débat public ici, Caritas International entend rappeler une réalité souvent éclipsée : derrière ces fluctuations économiques se cachent des millions de personnes qui continuent à vivre les conséquences directes de la guerre.
Un message accompagne l’installation : « Nous payons tous le prix de la guerre. Certains le paient de leur vie. »

"A travers cette installation, nous voulons rendre visible une réalité que l’on finit par ne plus voir. Derrière chaque chiffre, il y a des vies bouleversées, des familles déplacées, des parcours brisés. Notre rôle est de rappeler que ces crises sont toujours en cours, et que chacun peut agir, à son échelle", explique Sébastien Dechamps, coordinateur humanitaire de Caritas International.
Les civils, premières victimes des conflits
Pour illustrer concrètement cette réalité, l’installation s’appuie sur des données des Nations Unies. Celles-ci estiment que plus de 3,2 millions de personnes ont été impactées en Iran, dont des millions déplacées. Au Liban, plus d’un million de personnes sont concernées, avec un nombre élevé de déplacés et de victimes. Dans la bande de Gaza, ce sont plus de 2,3 millions de personnes qui subissent les conséquences du conflit, avec un bilan très lourd de 72.599 morts et 172.411 blessés.
Au Liban comme ailleurs dans la région, les populations font face à une accumulation de crises : guerre, instabilité politique, effondrement économique. Beaucoup ont dû fuir leur domicile, parfois à plusieurs reprises. D’autres survivent dans des conditions très précaires, avec un accès limité à l’eau, aux soins ou à l’éducation. En Iran aussi, les tensions régionales aggravent une situation déjà fragile et touchent en premier lieu les plus vulnérables.

Sur le terrain, les équipes de Caritas sont intervenues dès les premiers jours de guerre pour agir au plus près des besoins. L’organisation distribue nourriture, eau et produits essentiels, soutient les structures de soins, accompagne les personnes déplacées et aide à reconstruire des conditions de vie dignes. À plus long terme, elle intervient aussi dans l’éducation, l’accès à l’emploi et le renforcement des communautés.
Une invitation à agir
Au-delà du choc visuel, l’action de Bruxelles veut susciter une prise de conscience… et encourager la solidarité. Caritas invite les passants à s’informer, à échanger avec ses équipes et, pour ceux qui le souhaitent, à soutenir concrètement les actions menées sur le terrain. Car, derrière les chiffres, il y a des visages, des histoires, et des vies qui continuent... malgré tout.
Chaque geste de solidarité permet de soutenir les populations civiles prises au piège des conflits et les équipes qui leur viennent en aide au quotidien.
Les dons peuvent être effectués via : www.caritasinternational.be ou sur le BE88 0000 0000 4141.
