En 2012, 5.112 personnes ont fait appel au Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme dont 892 signalements concernaient les droits fondamentaux d’étrangers et 4.220 des cas de discrimination présumée. Plus de 1400 dossiers et cinq actions en justice ont été ouverts suite à ces 5.112 signalements.
D’après le journal l’Avenir, les trois principaux critères de discrimination ont été les critères dits «raciaux» (1 dossier sur 3), les convictions religieuses ou philosophiques (1 sur 5) et le handicap (1 sur 6), devant l’âge (1 dossier sur 16), la fortune (1 sur 16) et l’orientation sexuelle (1 sur 18).
Le Centre a pour mission de veiller aux droits fondamentaux des étrangers, d’observer les flux migratoires, de stimuler la lutte contre la traite des êtres humains et de fournir des conseils et solutions aux problèmes. « Nous donnons toujours la priorité à une solution concertée », explique Edouard Delruelle, directeur adjoint du Centre, « parce qu’une telle approche permet de répondre structurellement à la discrimination, par exemple dans le secteur du travail, où la gestion de la diversité ne cesse de gagner en importance. Nous n’entamons une action en justice que lorsque la concertation est impossible ou qu’elle échoue. »
Cette année, pour son vingtième anniversaire, le Centre sera transformé en une institution interfédérale de lutte contre la discrimination, à côté d’un Centre fédéral de la migration.
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