«Les premiers pas de Léon XIV sont dans la continuité de François» décrypte le cardinal De Kesel


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«Les premiers pas de Léon XIV sont dans la continuité de François» décrypte le cardinal De Kesel
Interviewé par les médias du Saint-Siège, le cardinal Jozef De Kesel est revenu sur l'héritage de François et les premiers pas de Léon XIV. © Vatican News
Par Clément Laloyaux
Journaliste de CathoBel
Publié le
3 min

Un mois après la mort du pape François, le cardinal Jozef De Kesel s’est exprimé sur les ondes de Radio Vatican. Il y a évoqué l’héritage du pape argentin et partagé ses attentes pour le pontificat de Léon XIV, en particulier pour la Belgique.

Cardinal-électeur lors du récent conclave, l’archevêque émérite de Malines-Bruxelles garde le souvenir d’un pape profondément humain et attentif : « Quand j’ai été malade, je me souviens que sa première question était toujours : “comment va la santé ?” », relate-t-il à la station de radio vaticane. Plus largement, Jozef De Kesel retient « l’héritage qu’il nous a laissé », qu’il a senti très présent durant le pré-conclave.

« Il a marqué l'Église. Il ne peut pas y avoir de retour en arrière. »

Selon lui, cet héritage a contribué à l’élection rapide du nouveau pape : « Il y avait déjà un consensus avant d’entrer dans le conclave, pas sur la personne, mais pour l’héritage. » Il évoque notamment une Église « plus humble, plus proche des gens, ouverte au monde », qui « partage les joies mais aussi les tristesses et les angoisses de l’homme d’aujourd’hui ». Une vision en droite ligne de Vatican II.

« Continuer et consolider l’héritage »

À propos du nouveau pape Léon XIV, le cardinal belge salue une continuité profonde avec son prédécesseur argentin, sans toutefois être une simple "copie" : « Continuité ne signifie pas répétition », précise-t-il. Il compare cette transition à celle entre Jean XXIII et Paul VI, survenue lors du concile Vatican II. Léon XIV pourrait être celui qui « continuera et consolidera l’héritage du Pape François », en particulier sur la synodalité, la réforme de la curie, ou encore la place des femmes dans l’Église.

Et pour la Belgique ?

Interrogé sur les attentes de ce nouveau pontificat pour la Belgique — pays marqué par la sécularisation et les blessures liées aux abus, rappelle le journaliste — le cardinal De Kesel est persuadé que Léon XIV réussira à parler aux Belges : "Je l'espère et j'en suis presque sûr. Je me rappelle que j'ai parlé une fois du drame des abus avec le cardinal Prevost pendant le synode, j'ai entendu un langage clair là-dessus de sa part."

"C’est un homme intelligent, un homme d’écoute", poursuit l’archevêque émérite de Malines-Bruxelles. Une qualité indispensable selon lui dans une société où l’Église ne peut plus se permettre d’adopter une posture de supériorité, mais plutôt de humble servante : "Ce n’est pas une pastorale de reconquête dont nous avons besoin, mais d’une présence de l’Église à l’intérieur de la société."

Il reprend une parole forte du pape François à Rabat : "Ce qui est triste, ce n’est pas que nous sommes moins nombreux, mais de devenir insignifiants."

Enfin, le cardinal salue l’accueil positif dont a bénéficié le nouveau pape en Belgique : "Même les journalistes qui ne sont pas toujours de notre côté ou qui sont critiques, ont eu une bonne impression et je suis très content de cela aussi." Un entretien à retrouver en intégralité ici (et en version audio ci-dessous).

Clément LALOYAUX (avec Vatican News)

AUDIO - Entretien avec le cardinal De Kesel


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