Le pape entame ce 3 septembre son 45e voyage apostolique, le plus long de son pontificat. En douze jours, François visitera quatre pays : Indonésie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Timor oriental et Singapour.
Après un voyage en Thaïlande et au Japon en 2019, le Pape revient en Asie du Sud-Est pour son 45e déplacement hors d’Italie, avant le Luxembourg et la Belgique fin septembre. "Durant treize jours, l’évêque de Rome sillonnera la capitale indonésienne, deux villes de Papouasie-Nouvelle-Guinée aux portes de l’Océanie, puis se rendra au très catholique Timor pour finir dans l’étonnant kaléidoscope singapourien" résume Vatican News. Interrogé par Delphine Allaire, l’historien Olivier Sibre, directeur des études et de la recherche à l’Institut Georges Pompidou, analyse cette première étape "dans le premier pays musulman du monde qu’est l’Indonésie" comme une occasion de "positionner l'Église comme une instance de dialogue, de participation à la formation et au développement, tout en défendant la liberté et le pluralisme religieux sans contribuer aux conflits et à la division intérieure." Avant François, les papes Paul VI et Jean-Paul II s'étaient rendus dans ce pays qui compte environ 3% de catholiques. Olivier Sibre note encore que les autorités indonésiennes ont récemment assoupli la liberté de construire des lieux de culte dans le pays. Le point commun entre ces quatre pays où se rendra le pape, est que la liberté la liberté religieuse y est garantie. La recherche d'une coexistence pacifique est une priorité dans ces régions marquées par une diversité de traditions spirituelles, d'ethnies, de langues et de cultures. Le Timor oriental fera figure d'exception puisque 98% de la population est de confession catholique.
Une nature et une population en péril
Une attention particulière sera apportée dans les pays d'Océanie aux paroles du pape sur le développement économique et social mais aussi sur enjeux climatiques. Faiblement peuplées, les nations insulaires du Pacifique rejettent moins de 0,02% des émissions mondiales annuelles de gaz à effet de serre. Pourtant, cet ensemble d'îles volcaniques et d'atolls coralliens est victime en premier des effets du réchauffement planétaire. Le Saint-Siège et les Nations unies plaident pour "l’annulation de la dette de ces pays ainsi que pour une participation accrue des pays riches au financement de «fonds climatiques» pour dédommager les États du Pacifique et les aider dans leur adaptation".
Un climat chaud et humide
Ce voyage s'annonce éprouvant pour le pape argentin, âgé de 87 ans. Comme le soulignent nos confrères de KTO, il va parcourir "plus de 32.000 kilomètres pour 44 heures de vol et jusqu'à huit heures de décalage horaire." On sait également que le cocktail chaleur et humidité peut être éreintant dans ces pays. Le taux d'humidité peut atteindre 92% . Une température moyenne de 34° est annoncée en Indonésie, où le pape passera les quatre premiers jours de ce voyage apostolique. Le programme de ce voyage tient compte de ces conditions climatiques particulières et prévoit des temps de repos pour le pape. La traditionnelle garde médicale rapprochée du Pape sera présente, composée d'un médecin et de deux infirmiers.
MVL avec Vatican News et KTO
