Les journalistes, ces victimes innocentes…


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Les journalistes, ces victimes innocentes…
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
3 min

Le métier de journaliste consiste à collecter, rassembler, vérifier et commenter une information, puis à la transmettre. Avec l'ère "Internet", les nouvelles arrivent en masse toutes les secondes des quatre coins du monde dans votre petite boite mail. Normal, diriez-vous... Peu de personnes savent que pour cette information, un journaliste à payer le prix de sa vie, ou a été battu, voire humilié, parfois enlevé. Si cela ne constitue pas une majorité, dans de nombreux pays où les droits de l'homme et la liberté d'expression sont dénigrés, journaliste égale martyr. Zoom sur l'Amérique Latine et ses dérives…

A Genève, 7 Etats représentés au Conseil des Droits humains de l’Organisation des Nations unies, dont le représentant du Saint-Siège, ont exprimé récemment leur préoccupation sur la vulnérabilité de la presse et du droit à la liberté d’expression au Guatemala. D'après l'Agence Fides, cette requête faisait suite à deux tristes constats : La presse guatémaltèque est menacée par la criminalité organisée et par les groupes liés au trafic de drogue ; informer librement à Ciudad Guatemala relève pour l'heure du suicide…

Mercredi 24 octobre, le cas guatémaltèque a enfin été pris en considération à l'ONU. Au cours de cette session, le représentant du Saint-Siège a demandé au gouvernement du Guatemala de garantir à la population l’accès à l'information, en protégeant les journalistes et les moyens de communication. L’Autriche, elle, a exprimé sa préoccupation sur l’impunité qui entoure les cas d’agressions et de menaces contre les journalistes au Guatemala. De son côté, la Norvège a conseillé une réforme de la loi sur les télécommunications de manière à permettre une reconnaissance légale aux radios des communautés pour que les peuples indigènes puissent avoir accès aux moyens de communication.

Guatemala, Bolivie…etc.

Amnesty International a fait part d'une nouvelle agression d'un journaliste radio dans le sud de la Bolivie, cette fois-ci. Lundi 29 octobre, alors qu'il était dans son studio, plusieurs hommes masqués ont fait irruption lors d'un enregistrement et l'ont enflammé. Son état est actuellement critique. Au cours de cette attaque, qui visait Fernando Vidal, 78 ans, propriétaire et animateur de Radio Popular à Yacuiba, près de la frontière avec l’Argentine, un technicien du studio a également été blessé. D'après Amnesty International, le journaliste aurait récemment dénoncé la recrudescence de la contrebande dans la région et critiqué les autorités locales à la radio.

"Cette terrible agression constitue l’un des pires faits de violences dont ont été victimes les journalistes en Bolivie ces dernières années", a déclaré Javier Zuñiga, conseiller spécial d’Amnesty International. "Si la récente décision de la Cour constitutionnelle de supprimer l’outrage du Code pénal bolivien constitue une initiative positive, cette agression montre que la liberté d’expression et la liberté de la presse reste menacée en Bolivie".

A.L/Fides/Amnesty International

Catégorie : L'actu

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