Marc Balfroid, bénévole dévoué dans sa paroisse, s’en est allé


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Marc Balfroid, bénévole dévoué dans sa paroisse, s’en est allé
Par Sophie Delhalle
Publié le
3 min

Ils sont les chevilles ouvrières de nos paroisses. Sans eux, rien ou presque ne serait possible. Né à Bièvre en 1934, Marc Balfroid a servi le Seigneur avec une fidélité exemplaire et rayonnante, confie l'un de ses proches.

Nombreux sont celles et ceux qui pourraient exprimer l’immense reconnaissance d’avoir pu croiser la route de Marc. Son sourire, sa disponibilité, son écoute, sa gentillesse, son dévouement, sa foi en auront marqué plus d’un. Aussi, puisqu’il en faut un pour prendre la plume en premier, c’est en tant que simple neveu que je souhaite vous partager combien cet homme a illuminé ma terre, notre terre.

Un bénévole infatigable

Marc était le 5ème enfant (sur 7) d’une institutrice en chef de l’école de Bièvre, Marguerite Barbason, et d’un peintre en bâtiment, Jean Balfroid bien connu comme organiste titulaire de l’église du même village. Atavisme parfait, il deviendra instituteur primaire (école Saint-Joseph à Jambes) et chef de chorale (paroisse Saint Remi à Profondeville). Il fit l’unanimité parmi ses collègues enseignants et les nombreux élèves qu’il éduquera pendant une trentaine d'années. Il fut même choisi comme directeur de son école primaire pour terminer sa brillante carrière.

Mais de retraite, il ne voulut jamais entendre parler. Il s’est immédiatement engagé comme bénévole au service brancardier des cliniques de la région (notamment Saint-Luc à Bouge). Souffrant lui-même d’un lourd handicap aux yeux, jamais il ne se plaindra et fera toujours en sorte que l’on ne le remarque même pas. Pendant une quarantaine d’années, il sera une cheville ouvrière de la Saint-Vincent de Paul à Profondeville.

Comme un père

Marié à Michèle Nicolas, père de 3 filles, il fut l’oncle dont on peut rêver. Disponible, accueillant, attentif. Engagé aussi. Passionné de musique, il veillera toujours à rendre les célébrations belles et priantes. Je me souviens du jour où, apprenant que je grattais un peu de la guitare, il me demanda de venir accompagner la petite chorale d’enfants qu’il venait de constituer dans sa paroisse. Je fus touché par la confiance mais effrayé par le défi. Mais avec sa bonhomie rassurante, tout s’est bien passé.

Plus de 45 ans se sont écoulés et … je continue à animer les messes dominicales avec ma guitare. Merci cher Oncle Marc. Je n’oublierai jamais nos nombreuses balades à vélo le long de la Meuse ou encore nos sessions régulières de natation à Salzinnes. Tu m’offrais un peu de ta disponibilité pour pallier celle que mon père ne pouvait pas avoir. Ma maman, ta chère sœur, était heureuse de ces belles connivences.

Il continue d'aimer là-haut

Au début des années 80, je me souviens aussi qu’il a participé avec un enthousiasme tellement contagieux aux sessions « Réveil Chrétien » que le couple Alec et Nadine Van der Straten animait à l’époque (les anciens se souviendront avec émotion). Il fut un relais précieux des groupes de prière de ce mouvement à Namur pendant de nombreuses années.

Toute sa vie, il nous a montré combien seule la joie de partager dans l’amour et l’empathie profonde est sont des moteurs essentiels de nos existences.

A présent, je suis convaincu qu’il refuse encore et toujours la retraite éternelle et qu’il continue d’aimer et d’aider de là-haut.

Jean-Pierre Doumont, Arlon

(titre et intertitres de CathoBel)

Marc Balfroid repose au funérarium Pessieux, rue des Six Bras à Bois-de-Villers, où la famille sera présente ce lundi de 17h à 19h. Ses funérailles seront célébrées ce mardi 17 janvier à 10h30 à l'église Saint-Rémi de Profondeville. Vous pouvez également exprimer vos condoléances sur www.defunt.be

Catégorie : Eglise Belgique

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