BePax a choisi André Yinda, un politologue belge d’origine camerounaise, comme nouveau Secrétaire général. André Yinda était à la tête de Charleroi Diversité depuis dix ans. La lutte contre le racisme et contre toute discrimination, il y travaille avec ses convictions chrétiennes et une foi en l’humanité, chevillées au corps.

Un nouveau Secrétaire général dans une organisation militante comme BePax amène un nouvel élan, dans le prolongement de ce qui a été fait précédemment, pour poursuivre les missions propres de l’association fondée en 1945. Précisément, quelles sont aujourd’hui les priorités de cette association d’éducation permanente? Quel est son positionnement par rapport à d’autres associations et mouvements? André Yinda, qui a pris ses fonctions en juillet, a bien voulu répondre à ces questions. "Notre objectif est de travailler de toutes les manières possibles, à éradiquer ou en tout cas, faire reculer le plus loin possible ces questions de racisme et de discrimination", entame-t-il. Et l’homme de rappeler l’ancien nom de BePax: Pax Christi. "Pour nous, il est très important de toujours faire le lien au niveau historique."
Quelle est la place de BePax par rapport à d’autres structures qui luttent aussi contre le racisme et la discrimination?
La différence réside d’abord dans notre filiation chrétienne. Et derrière la filière chrétienne, ce sont nos valeurs. Ce sont des valeurs de paix, des valeurs de tolérance, des valeurs d’amour, des valeurs d’ouverture à l’autre, le souci de la cohésion sociale, le souci de l’équilibre, le souci d’éviter la provocation, d’éviter des divisions. Le deuxième aspect concerne l’éducation permanente. Il est important pour nous de développer une intelligence collective dans laquelle les citoyens, à travers les mouvements associatifs, prennent eux-mêmes en charge leurs préoccupations. Ensemble, ils travaillent de manière rationnelle à s’émanciper et à développer des activités autour des considérations liées à l’égalité. Mais ils le font de manière relativement autonome, de manière volontaire.
Recueilli par Anne-Françoise de BEAUDRAP
