Grand entretien – Pierre-Olivier Beckers Vieujant : « Il n’y a pas de culture du sport en Belgique »


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Grand entretien – Pierre-Olivier Beckers Vieujant : « Il n’y a pas de culture du sport en Belgique »
Par La rédaction
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Ancien président du Comité olympique interfédéral belge de 2004 à septembre 2021, Pierre-Olivier Beckers-Vieujant est, en toute logique, un passionné de sport. Il en parle pour nous, sans ambage et sans langue de bois, sous toutes ses facettes y compris ses dérives.

Diplômé en économie de l’UCLouvain et de la prestigieuse Harvard Business School, Pierre-Olivier Beckers-Vieujant est connu pour avoir dirigé pendant quinze ans le groupe Delhaize dont sa famille est un important actionnaire. Mais il est également un des hommes-clés du sport de haut niveau en Belgique. A la tête, pendant 17 ans, du Comité olympique interfédéral belge (COIB), il rejoint ensuite le Comité international olympique en 2012 et préside aujourd’hui la Commission de coordination des Jeux olympiques de Paris. "Et entre nous, j’ai déjà un œil sur ceux de Los Angeles, en 2028", nous glisse-t-il malicieusement.

D’où vient votre passion pour les Jeux Olympiques?

Je suis tombé très jeune dans l’olympisme. En regardant les jeux de Munich en 1972, j’ai été émerveillé par les exploits du nageur Mark Spitz mais aussi horrifié par le drame dont fut victime la délégation israélienne, prise en otage par un commando palestinien. L’olympisme est un moyen de faire passer une dimension et des valeurs humaines par le sport et il permet de faire se rencontrer des hommes et des femmes venus du monde entier et de les fréquenter quelles que soient leur orientation, leur religion et la couleur de leur peau. Je suis tout d’abord entré dans le comité des sponsors du COIB, alors présidé par John Goossens auquel j’ai succédé après son décès brutal. Je suis devenu président du Comité olympique en 2004 suite à une élection serrée, remportée avec 58% des voix.
Je connais un peu les disciplines sportives puisque j’ai pratiqué, et pratique encore pour certaines, quatorze sports différents dont certains à un assez bon niveau, mais sans avoir brillé au-delà de nos frontières.

Hervé GÉRARD

Catégorie : Belgique

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