Au premier anniversaire du tremblement de terre et du tsunami au Japon, l’agence Zenit nous propose une rencontre avec l’ambassadeur du Japon près le Saint-Siège, Hidekazu Yamaguchi. Dans cet entretien, l’ambassadeur explique que le Japon réévalue le rôle de l’amitié, et que les statistiques relèvent chez les jeunes une nouvelle envie de fonder une famille. L’occasion aussi pour lui de rendre hommage au soutien général de l’Eglise catholique lors de ce drame. Extraits de cet entretien.
Excellence, que retenez-vous de la réponse du Saint-Siège et de l’Église à cette catastrophe?
Après la catastrophe, le pape a parlé deux ou trois fois durant l’angélus et nous avons envoyé ses paroles à Tokyo. Il a par ailleurs envoyé directement un télégramme à l’empereur Akihito, pour lui faire part de ses sentiments de tristesse et encourager la population japonaise.
Mais ce n’est pas tout. Benoît XVI a envoyé sur place le cardinal Robert Sarah, président du Conseil pontifical Cor Unum. Et la Caritas internationale est intervenue, faisant appel à toutes les Caritas du monde pour récolter des fonds en faveur des victimes de la catastrophe.
Il y a donc eu plusieurs initiatives…
Oui, il y en a eu de très intéressantes, par exemple celle du cardinal Antonio Maria Veglio, qui a créé un fonds en invitant tous le monde maritime à aider leurs collègues au Japon. Mais aussi celle du cardinal Bernard Francis Law, qui a organisé, le 20 avril dernier, un concert pour sensibiliser au problème, et auquel j’ai assisté volontiers. Il a été le premier à m’appeler directement chez moi, pour me faire ses condoléances.
Pour ne pas parler de la communauté de Sant’ Egidio qui a organisé une veillée de prière à l’église Santa Maria au Transtévère, à Rome, et de deux grands évènements et un concert organisés par l’université grégorienne.
Et de la Secrétairerie d’Etat?
Le cardinal Tarcisio Bertone a envoyé un télégramme à la conférence épiscopale du Japon, faisant part de la tristesse des catholiques pour les victimes, un geste que nous avons beaucoup apprécié. Pour tout cela, récemment j’ai organisé, à la demande de mon gouvernement, un dîner de à ma résidence où l’on a pu remercier tout le monde.
A Pâques, l’an dernier, Benoît XVI a répondu, à la télévision, à une enfant japonaise qui lui demandait pourquoi le tsunami existait…
Franchement cette nouvelle n’a pas eu beaucoup d’écho au Japon, car la communauté catholique y est petite, environ 450.000 personnes, soit 0,4% de la population totale, qui vivent principalement à Nagasaki, Tokyo et leurs environs.
Comment les Japonais ont-ils vécu cette catastrophe?
Nous, les Japonais, nous avons l’habitude des calamités naturelles, cela arrive souvent - éruptions volcaniques, tremblements de terre, inondations -. Mais cette fois c’était énorme. Aujourd’hui, nous savons qu’il y a eu trois épicentres et aucun scientifique ne l’avait prévu, ni n’aurait pu l’imaginer.
Propos recueillis par H. Sergio Mora - Traduction d’Isabelle Cousturié
Cet entretien est consultable dans son intégralité à partir du site www.zenit.org

