« Echos du synode » par Mgr Kockerols: « Les jeunes nous secouent »


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« Echos du synode » par Mgr Kockerols: « Les jeunes nous secouent »
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
2 min

Nous sommes arrivés à mi-chemin de ce grand rendez-vous qu'est le synode sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel. Notre réprésentant, Mgr Kockerols nous envoie quelques échos des débats et de l'ambiance sur place.

Le synode est désormais à mi-parcours. De quoi qu’on cause ? ben… encore et toujours des jeunes, de la foi, de l’Eglise… On part toujours du texte qui avait été préparé, sur base des réponses envoyées par les jeunes aux différents questionnaires. Parfois ça part dans tous les sens. Souvent on se répète : inévitable. Quelques fois une intervention géniale (non, je ne parle pas de la mienne).

Je trouve que nous travaillons dur. Horaire de travail : en matinée de 9h à 12h30 avec la récréation de 10h30 à 11h, et l’après-midi, de 16h30 (et oui, il faut le temps de la sieste) à 19h15. Quand on arrive au Vatican, les gardes suisses se mettent au garde-à-vous et claquent des talons : cool, les gars !

Soit on travaille en groupe linguistique. Je suis dans le circulus gallicus C, le 3ème groupe francophone. Une quinzaine d’évêques du Canada, du Congo, de l’île Maurice, du Cameroun, de Centrafrique, du Laos, de Chine ( !), de France, du Liban et… de Belgique. Au début, on se vouvouyait. Maintenant, on s’appelle par notre prénom et c’est tu. Ouf. Et puis il y a trois jeunes (Congo, Cameroun, Côte d’Ivoire) qui nous secouent et nous ramènent à la réalité quand nous avons tendance à décoller dans la stratosphère des idées. Ils ne se gênent pas. Tant mieux.

Soit on travaille en séance plénière, avec le pape qui préside. 267 évêques du monde entier, qu’on appelle les « Pères synodaux », des experts, et 34 jeunes (quand même) qui se font bien entendre quand les interventions leur plaisent ! Mais la salle est très moche, sans fenêtre, sans couleurs... Traduction simultanée impeccable : je m’amuse parfois à écouter les nuances qu’apportent les interprètes.

Mercredi dernier, j’ai pu parler devant tout le monde : 4 minutes, top chrono. J’ai choisi le thème de la vocation : un mot compliqué, mal compris, qui dit tout et rien. Tout à la fin, j’ai suggéré que l’Eglise appelle des jeunes mariés à servir le Peuple de Dieu en tant que prêtres. Pour l’instant, quelques réactions seulement, plutôt discrètes. J’espère que je ne me suis pas planté… A suivre !

+ Jean Kockerols


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